La ministre de l’économie forestière, Rosalie MATONDO, a lancé officiellement, à Brazzaville, les projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre issues dans cinq départements du Congo. (PREFOREST) et de renforcement du potentiel en Bois-Energie durable en République du Congo (PROREP).
Cette cérémonie s’est déroulée en présence des responsables du système des Nations Unies, des partenaires en charges de l’environnement, et des représentants de la société civile. Ces deux projets complémentaires visent à protéger et à restaurer les écosystèmes terrestres et marins pour leur utilisation durable, et à lutter contre le changement climatique à travers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, résilients et inclusifs.
D’un montant de plus de quarante-six millions de dollar Américain, soit 46.567.138 USD, ces deux projets permettront, pour le PREFOREST, la mise en place de onze mille huit cents hectares de plantations forestières et agroforestières dans cinq départements du Congo à savoir, les Plateaux, le Pool, la Bouenza, le Niari et le Kouilou. Le PREFOREST contribuera, selon la ministre de l’économie forestière, directement à la réduction des émissions de carbone d’environ 0,84 à 1 million de tonnes d’équivalent CO2 par an.
De même, le projet PROREP favorisera l’implantation de deux mille sept cent hectares de plantations forestières et agroforestières dans les départements des plateaux et du pool. Aussi, le PROREP contribuera-t-il à la réduction des émissions de l’ordre de 830.230 teqCO2 dans ces départements qui subissent d’énormes pressions de destruction d’arbres pour la fabrication du charbon et de bois de chauffe.
Les projets PREFOREST ET PREREP intègrent bien, selon la représentante de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à Brazzaville, Yannick Ariane Razowa RIMANANA, la priorité 3 du cadre programmatique entre le Congo et la FAO. Ce cadre porte sur le développement des stratégies d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques et de la gestion durable de la biodiversité. Il est entièrement aligné à l’Effet2 du cadre de coopération entre le Système des Nations Unies et le gouvernement du Congo.
Ces projets sont élaborés pour mener à bien le combat contre des émissions de gaz à effet de serre. Ils ont aussi une dimension sociale qui démontre qu’il existe des options, possibilités, pour changer les comportements et les modes de vie face à l’énorme pression sur la planète et la terre. Car, les changements climatiques sont, de nos jours, considérés comme l’une des principales menaces pour le développement durable. Ils ont une influence sur la santé, les infrastructures, les habitats, la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que sur les écosystèmes.
« Nous sommes toujours pris dans nos tâches quotidiennes que nous oublions parfois l’objectif principal, que le changement climatique est imminent et menaçant et qu’il faut agir maintenant », a souligné la représentante de la FAO en République du Congo.
La mise en œuvre de ces projets est financée par les fonds mobilisés par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) et l’Initiative pour la Forêt d’Afrique Centrale (CAFI)dont plus de vingt-huit million de dollar Américain, soit 28.988.852 USD, pour le PREFOREST et plus de neuf million de dollar Américain, soit 9.015.286 USD, pour le PROREP. La durée d’exécution de ces projets est de huit ans pour le projet de Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre issues des Forêts dans cinq Départements du Congo (PREFOREST-Congo). Elle est de cinq ans pour le projet de Renforcement du Potentiel en Bois Energie Durable en République du Congo (PROREP Bois Energie).
Orland Alain M’BADINGA.