Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont décidé de suspendre leur aide financière à la Centrafrique. Ces institutions veulent d’abord des garanties que leurs argents ne serviront pas à financer le groupe paramilitaire russe « Vagner », des mercenaires proches du pouvoir de Moscou, et présent sur le territoire centrafricain. La perte de ce soutien budgétaire est un coup dur pour le pouvoir de Bangui qui fait face à une inflation galopante. Les finances sont dans le rouge selon le ministère du budget.
Sur ce, Hervé Ndoba a ainsi annoncé des coupes budgétaires de l’ordre de 40 à 60% dans le budget de certains ministères. Le ministre du budget a justifié sa décision au retour de son voyage à Washington. La trésorerie de l’Etat est très préoccupante. « L’avenir parait incertain pour nos finances et l’économie nationale », a-t-il précisé.
L’Etat n’est plus, selon le ministre, à mesure d’exécuter le budget initial de manière intégrale. Ce budget est estimé à 455 millions d’Euros dont plus de la moitié provient de l’aide extérieure, notamment des bailleurs de fonds.
Pour éviter la récession de l’économie, le ministre a demandé aux agents des impôts et de douanes d’augmenter les recettes. Car, cette augmentation reste le seul moyen pour l’Etat de financer les politiques publiques.
Aussi, la série de malheurs ne s’arrête-t-elle pas pour la Centrafrique. Après la France qui avait déjà suspendu son aide financière à Bangui, le Cameroun vient d’emboiter le pas. Douala a interdit l’exportation de certains produits de base à la Centrafrique qui importe le plus les produits camerounais.
Orland Alain M’