Les périphéries de Brazzaville présentent de nombreux défis en ce qui concerne les conditions de vie de leurs populations. Les habitants de certains quartiers éprouvent d’énormes difficultés pour vaquer à leurs occupations et à se mouvoir. L’inexistence et la vétusté des voies, par exemple, rendent difficile l’accès dans ces zones. Dans ces quartiers, les malades voire les morts sont parfois transportés dans les brouettes, les poussepousses et bien d’autres moyens dérisoires de transport.  Les véhicules à quatre ou à trois roues y accèdent difficilement. Cette situation pénible a contraint récemment la famille de Jacqueline Mounguiza à transporter la dépouille de l’illustre disparue dans le pousse-pousse pour sa mise en terre.

 Les jeunes soulevant le cercueil de Jacqueline Mounguiza

Par la suite, le cortège funéraire ne pouvant plus continuer à cause du rétrécissement de la voie, les jeunes ont été obligés de soulever le cercueil sur les épaules parcourant ainsi deux kilomètres et demi jusqu’au lieu de l’inhumation à Kielle-tenard.  L’illustre disparue a été enterrée dans la nuit contrairement aux us et coutumes des bantous. Mounguiza Jacqueline fut la première contrôleuse des autobus de la société de transport urbain de Brazzaville (STUB).  Elle est décédée à l’âge de soixante-dix-neuf ans à Brazzaville et enterrée au cimetière familial sur le chemin de fer Congo Océan (CFCO), à environ 6 kilomètres de la gare PK -Mfilou, au sud de Brazzaville.  Le chef de famille  » Nganga Muba ‘’ a déploré cette situation insolite.