Les responsables du Projet d’appui à la relance agricole (PARSA) ont animé, le 14 Juin, à Brazzaville, un atelier interministériel, élargi à la société civile, sur les textes régissant les filières cacao et café en République du Congo. Ces travaux ont été patronnés par le directeur de cabinet du ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Pascal Robin ONGOKA.
Au cours de cet atelier, les experts agricoles, les partenaires techniques et financiers, ont révélé l’importance de régulariser le secteur du cacao et du café. En effet, une étude réalisée en 2021, dans les départements de la Sangha, la Likouala et de la Cuvette, a confirmé l’absence des textes règlementaires et organiques des filières cacao et café.
« Les départements de la Sangha, de la Likouala et de la Cuvette regorgent d’énormes superficies exploitables et de création des richesses dans les filières cacao et café. Mais, l’absence des textes réglementaires et organiques dans ces domaines a favorisé certains opérateurs informels nationaux et étrangers d’envahir le secteur de production. Ils fixent même les modalités d’achat, de vente et de traitement de ces produits. De même, ces opérateurs illégaux procèdent à l’importation en transit et à la sortie du territoire national, d’importantes quantités de cacao et de café sans contrôle, ni taxation et certification », s’est plaint Pascal Robin ONGOKA.
Ce constat est partagé par le coordonnateur national du projet cacao, Maurice OBAMBI. « Dans les départements, nos populations vivent de la culture du cacao et du café, mais ce secteur n’a pas de textes qui régularisent la production et la commercialisation de ces produits. Souvent les producteurs sont trompés des prix de vente », a -t-il renchéri.
L’organisation internationale de cacao (ICCO) a publié en 2022, des chiffres officiels qui présentent une moyenne de 800 tonnes/an pour le Congo. Mais, la filière reste caractérisée par le mauvais état d’exploitation et de l’absence d’un mécanisme performant d’appui conseil et technique aux producteurs.
Pour mettre fin à ce désordre, le gouvernement a mis en place la Task force dotée d’un secrétariat technique pour accompagner le PARSA dans le processus d’élaboration et d’amélioration des textes juridiques. Par ailleurs, il propose la création d’une autorité de régulation des filières cacao et Café. Elle sera un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Cette autorité devra assurer la régulation de ces filières et la concertation permanente avec les acteurs non étatiques pour une gestion optimale de la production.
Par ONDELEBEA