Les cimetières de Loukanga2, SAMBA Alphonse communément appelé Nzoumouna et Auguste Siloulou sont désormais fermés au public. La décision a été prise par le président du conseil départemental du Pool, Michel Bouboutou Mampouya, en accord avec les gestionnaires de ces sépultures et les populations.

 Depuis un certain temps, ces cimetières sont déjà remplis et les tombes cohabitent avec les habitations. Cette situation insolite crée une psychose au sein de la population. Au cours de sa descente sur le terrain, le président du Conseil départemental du Pool a fustigé le mauvais comportement des gestionnaires de ces cimetières qui ne font que racheter des terrains pour élargir les lieux de sépultures au grand dam des populations.

« Nous avons des problèmes avec les propriétaires des cimetières et des riverains. Quand on donne une permission d’ouvrir un cimetière, celui qui a la permission en profite. Il ne fait qu’élargir son champ d’action en achetant d’autres parcelles. La population en a marre. Elle a tout à fait raison. On ne peut pas habiter à côté d’un cimetière ou résider dans un cimetière. C’est interdit. C’est pour cela que nous avons effectué cette descente pour arrêter tout ce trafic. Les gestionnaires des lieux de sépultures ne respectent pas la délibération qui définit les règles d’obtention des cimetières. Nous allons l’appliquer. Ces cimetières sont, à partir de ce moment, fermés », a déclaré Michel Bouboutou Mampouya.

  Les tombes cohabitant avec les habitations.

Le président du conseil départemental a promis de rencontrer les autorités publiques de Brazzaville pour leur notifier la décision. Il a également évoqué l’ouverture d’un grand cimetière dans 15 jours à Mayitoukou. 

 Cette décision a été appréciée par les habitants de ces villages qui déplorent la pollution de l’environnement. « Tout ce qui se passe à Loukanga, c’est nous qui empathisons. Tout ce qui existe ici est souillé telle que de l’eau. Cela peut entrainer à des épidémies. Voir notre village disparaitre par des cimetières. C’est pénible.  Les grands-parents ont vendu ces terrains pour cohabiter avec les gens et non avec les morts. Avec le désordre des délinquants à la recherche du profit, on est choqué. Ils ont enterré anarchiquement et créé des micro-cimetières sauvages autour des habitations. Aujourd’hui, on peut déclarer ces villages sinistrés », s’est indigné un habitant de Loukanga.

D’après la délibération du conseil départemental , le cimetière doit être constitué d’au moins d’un hectare, soit 20 parcelles de terrains, de blocs, de fosses avec écartement d’un mètre. Le terrain doit être consolidé et situé à 150 mètres d’un ouvrage notamment de la route et de mille mètres des habitations.

Par Flore de Jésus.