L’année académique 2025-2026 à l’Université Marien N’gouabi commence encore par des turbulences. Le démon de la grève s’est encore levé. Le Collège intersyndicale a déclenché, depuis le 17 novembre à Brazzaville, à la veille de la rentrée académique, une grève générale et illimitée dans toutes les facultés et établissements de cette Alma mater.
Tous les processus d’inscription et de proclamation des résultats des différents concours sont suspendus jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Par contre, les épreuves écrites et pratiques du concours d’entrée à l’ISEPS se déroulent selon le calendrier établi. Un service minimum a été instauré pour assurer les affaires courantes.
L’intersyndical revendique le paiement de 5 mois de salaires impayés et de toutes les heures diverses (vacation et autres) dues depuis l’année 2018. De même, il exige le reversement par le Trésor public de l’ensemble des cotisations sociales des agents de l’Université Marien N’gouabi aux caisses de la sécurité sociale.

Les coulisses de la grève.
Cette décision de grève a été prise unanimement par le collège après le compte rendu fait par la Coordination sur les revendications contenues dans la déclaration du 03 octobre 2025. A ce sujet, le constat reste le même, malgré les multiples promesses, le gouvernement ne manifeste aucune volonté de résoudre leurs problèmes.
Au regard de cette attitude néfaste de l’exécutif, le collège intersyndical a dénoncé avec indignation l’injustice et l’indifférence de l’exécutif dans le traitement des problèmes des travailleurs de l’Université Marien N’gouabi.
Cette Université est aujourd’hui confrontée à d’énormes difficultés qui demandent un diagnostic profond pour qu’elle recouvre ses lettres de noblesse. Car, la population ne comprend plus qu’à chaque année cette Université est frappée par les mêmes crises.
Toutefois, au moment où nous publions cet article, le gouvernement de la République vient de débloquer un mois de salaire pour tous les travailleurs. Il a fallu un avis de grève pour que l’exécutif puisse payer le personnel de cette Alma mater, Hélas !
Par Orland Alain.