Le gouvernement de la République du Congo a procédé, le 16 décembre 2025, à Brazzaville, au lancement officiel du Programme de transformation du secteur de l’éducation pour de meilleurs résultats (TRÉSOR), couplé au Projet d’appui au renforcement de la qualité de l’éducation de base (PARQEB). Le lancement de ces projets marque désormais une nouvelle ère pour l’éducation au Congo et ouvre la voie à une transformation inclusive du système éducatif national.
La cérémonie a été patronnée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso. Elle s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des représentants des agences du système des Nations Unies, notamment de l’UNICEF, de l’UNESCO, de la Banque mondiale, et des acteurs du secteur éducatif.
Les programmes TRÉSOR et PARQEB constituent une étape décisive pour le Congo dans le processus de refondation du système éducatif et consacrent le passage résolu de la réflexion à l’action. Ces deux projets visent à améliorer la qualité des apprentissages et des enseignements, l’accès à une éducation de base de qualité et à renforcer la gouvernance du système éducatif congolais.
D’un montant global de 94,625 millions de dollars américains, ils sont financés par l’Association internationale de développement (IDA) et le Partenariat mondial pour l’éducation. Ces programmes s’inscrivent indubitablement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement 2020-2026 et de la Stratégie sectorielle de l’éducation 2021-2030, qui font du capital humain un levier majeur de diversification économique et de croissance inclusive.

Le Premier ministre, Chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, (assis au centre) des officiels lors du lancement des projets TRÉSOR et PARQEB.
Ainsi, la Représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, Alexandra Célestin, appelle à faire du programme TRÉSOR et du projet PARQEB de véritables leviers de transformation, porteurs d’espoir, d’équité et d’opportunités pour les enfants du Congo et les générations futures.
« À travers le programme TRÉSOR, nous investissons dans les jeunes enfants du Congo et donc dans l’avenir du pays », a-t-elle indiqué.
De même, la Représentante de l’UNESCO en République du Congo, Fatoumata BARRY MAREGA, qui s’est exprimée au nom du Consortium UNESCO-UNICEF, a insisté sur la complémentarité des interventions du PARQEB avec les autres appuis extérieurs, tel est le programme TRESOR, et les enseignements tirés des projets antérieurs, notamment le PASSE.
Elle a également salué le leadership du Gouvernement congolais, qui a permis l’accès aux financements du Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME). Elle a aussi remercié l’exécutif pour son accompagnement financier en faveur de la transformation durable de l’éducation dans le pays.
« En lançant aujourd’hui le PARQEB et le programme TRESOR, nous ouvrons une ambition partagée pour l’avenir du système éducatif congolais, où chaque élève apprendra désormais dans les meilleures conditions et où chaque enseignant sera mieux outillé pour transmettre le savoir », a précisé Fatoumata BARRY MAREGA.
Les présentations du programme TRÉSOR et du projet PARQEB ont mis en lumière la prise en compte des orientations issues des États généraux de l’éducation, de la formation et de la recherche. La mise en œuvre de ces recommandations demeure une priorité irrévocable.
« La forte mobilisation des départements ministériels concernés, représentés à leur plus haut niveau, témoigne de cette volonté collective de former un citoyen compétent, responsable, créatif et porteur des valeurs républicaines, capable de contribuer au développement du pays et à son rayonnement international. L’éducation n’est pas, pour le gouvernement, un secteur comme les autres, mais un choix stratégique et un engagement de civilisation. Elle constitue le socle de la souveraineté intellectuelle, de la cohésion sociale et du progrès économique », a déclaré Anatole Collinet Makosso.
Les deux projets concernent 4 départements prioritaires, à savoir la Lékoumou, le Pool, la Sangha et la Likouala.
Par Orland Alain.