Le 6ᵉ congrès ordinaire du Parti Congolais du Travail (PCT) s’est achevé, le 1 janvier 2026, au jardin de Ben’tsi, à Brazzaville, sur d’importantes décisions politiques et organisationnelles. À l’issue des travaux, Pierre Moussa a été reconduit à la tête du secrétariat général du parti pour un nouveau mandat de cinq ans. Cette décision a été entérinée après beaucoup de tractations par les congressistes.

Cette reconduction traduit la confiance renouvelée des militants et des dirigeants du parti envers celui qui continue de piloter l’orientation stratégique du Parti congolais du travail.

A ce sujet, Pierre Moussa a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des congressistes. De même, il a salué le soutien constant  du président du comité central du PCT, Denis Sassou N’guesso, à l’action du parti.

« Je tiens à exprimer ma profonde gratitude pour la confiance dont vous m’avez témoigné en renouvelant mon mandat en qualité de secrétaire général du Parti Congolais du Travail », a déclaré Pierre Moussa.

Le secrétaire général réélu a également exhorté les nouveaux promus aux différents postes de responsabilité à mesurer la portée de leur engagement.

Le secrétaire général (au centre) avec les responsables des instances dirigeantes issus du 6ème congrès ordinaire.

« Je félicite tous les camarades qui ont bénéficié de la confiance du Congrès pour intégrer les instances dirigeantes du Parti. C’est un privilège, certes, mais c’est une charge. Je vous exhorte à être dignes de cette confiance pour le rayonnement de notre instrument de lutte politique.

 La responsabilité que le Congrès nous a confiée, nous devons l’exercer avec zèle dans l’intérêt de notre parti et de notre pays. Pour ma part, je m’engage à travailler sans relâche aux côtés de chacun d’entre vous pour défendre nos idéaux et réaliser notre vision commune », a-t-il martelé.

Outre la reconduction du secrétaire général, le congrès a permis la mise en place des principales instances du parti. Un bureau politique de 75 membres a été constitué, marqué par l’entrée significative de plusieurs jeunes. Cette décision traduit la volonté du parti de renouvellement et de rajeunissement des instances décisionnelles.

Le congrès a également installé six commissions permanentes, un secrétariat permanent de 11 membres, une commission nationale de contrôle et d’évaluation des membres, ainsi qu’un comité des membres d’honneur.

Le secrétariat permanent a été renouvelé.Des nouvelles figures ont intégré le secrétariat permanent. Faustin Elenga prend l’organisation et la mobilisation, Marie-Jeanne Kouloumbou s’occupera désormais des actions électorales et le vice-maitre de Ouesso, Benoit Alangamoye Bakary assurera la gestion de l’administration et des archives du parti.  Romuald Parfait Iloki conserve son poste de secrétaire permanent à la communication et aux technologies de l’information du parti.

Les nouveaux membres du secrétariat permanent ont exprimé à la fois leur satisfaction et la conscience du poids de la responsabilité qui leur incombe, notamment dans la perspective de l’élection présidentielle de mars 2026.

Les travaux du 6ᵉ congrès ont ainsi permis de consolider l’architecture organisationnelle du PCT et de renforcer la mobilisation militante. Le comité central est passé de 727 à 775 membres. Les nouvelles instances sont désormais appelées à jouer un rôle déterminant dans l’animation du parti, la structuration de la base et la préparation des prochaines échéances politiques.

Le 6congrès a marqué une étape importante dans la vie du Parti Congolais du Travail. Ce parti au pouvoir entend poursuivre son action politique dans un esprit de cohésion, de discipline et de mobilisation autour de ses idéaux.

Toutefois, la grand- messe politique du PCT n’a pas respecté toutes les orientations des travaux préparatoires qui avaient actées la réduction du nombre des membres du comité central, du bureau politique et du secrétariat permanent.

Par Orland Alain M’BADINGA.