Les corps constitués nationaux et les forces vives de la nation ont présenté, le 7 janvier 2026, au palais des Congrès de Brazzaville, les vœux de nouvel an au couple présidentiel. Au cours de cette cérémonie, les forces vives de la Nation ont livré un message à forte portée symbolique et politique.

Dans cette adresse empreinte de respect et de références historiques, elles ont invité le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, à poser un regard de patriarche sur les crises qui traversent certaines disciplines sportives du pays. Car, le sport est un pilier discret mais puissant de la paix.

 Les forces vives ont rattaché le sport au credo présidentiel de la paix. Elles ont rappelé que la paix ne naît pas d’une seule source, mais d’un enchevêtrement de facteurs sociaux, culturels et symboliques. Le sport, plus qu’un jeu, une discipline est espace de rassemblement. Il est présenté comme un outil concret de promotion de la paix au quotidien.

Les joueurs en pleine action.

 « Pendant plusieurs décennies, le sport congolais, en particulier le football, a constitué l’un des principaux loisirs populaires. Les noms d’Étoile du Congo, Diables Noirs, CARA, Inter Club, Patronage, Kahunga, AS Cheminot, EPB, V. Club Mokanda ou encore Élecsport de Bouansa, Suco, évoquent une époque où les stades vibraient et où on ne pouvait pas s’éloigner de son poste transistor ou de son poste téléviseur quand s’affrontaient ces équipes », a rappelé Auguste Iloki.

À cette ferveur footballistique s’ajoute le palmarès reconnu du handball congolais, discipline qui a longtemps porté haut les couleurs nationales.

Le message des forces vives n’élude pas les difficultés actuelles. Football et handball, qualifiés de ‘’ disciplines majeures ‘’, traversent des crises qui appellent un apaisement durable.

Sans entrer dans les détails des dysfonctionnements, l’adresse souligne l’aspiration collective à voir ces tensions reléguées ‘’ à un passé à vite oublier ‘’. C’est ici que le rôle du Chef de l’État est explicitement invoqué, en tant que père de la Nation.

Au-delà, cette adresse révèle une lecture stratégique du sport dans la construction nationale, qualifié de maillon essentiel de la paix.

L’appel au Président n’est pas seulement symbolique. Il traduit une attente de régulation, d’arbitrage et de vision. Dans des sociétés où le sport est un miroir des tensions sociales, sa pacification devient un enjeu politique à part entière.

Les vœux des forces vives de la Nation, adressés au couple présidentiel, dépassent le cadre cérémoniel. Ils ont constitué un plaidoyer pour la réhabilitation du sport congolais comme espace de paix et d’unité.

Par Orland Alain M’badinga.