Le préfet, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, président de la Commission ad ’hoc mixte paritaire (CAMP), Séraphin ONDELE, a animé, le jeudi 15 janvier à Brazzaville, un point de presse consacré aux tristes événements survenus le 11 janvier dernier à Mindouli, dans le département du Pool.

Cette rencontre avec les médias est intervenue à l’issue des travaux de la Commission ad ‘hoc mixte paritaire, réunie du 12 au 15 janvier 2026 au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation.

Cet organe chargé du suivi de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le Gouvernement et le Révérend pasteur Frédéric Ntumi Bintsamou, la CAMP s’est penchée sur les causes et les conséquences des violences qui ont perturbé l’ordre public et ravivé les inquiétudes au sein des populations locales. Ainsi,  les autorités appellent au calme et à la responsabilité.

Le président de la Commission ad ’hoc mixte paritaire (CAMP), Séraphin ONDELE devant les professionnels des médias.

Dans son communiqué, la Commission a insisté sur la nécessité de rétablir, consolider et maintenir l’ordre public, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens. Ce message traduit la volonté des autorités de préserver les acquis de la paix, obtenus après des années de tensions dans le Pool.

La CAMP a également réaffirmé son engagement à mettre en œuvre l’accord de cessez-le-feu et a lancé un appel pressant à la retenue, aussi bien aux acteurs impliqués qu’aux populations.  Elle a, de même, exhorté tous les citoyens à respecter les lois et règlements de la République, ainsi que les droits et libertés fondamentaux.

 La Commission a, en outre, invité les populations dispersées à regagner leurs habitations et à reprendre leurs activités quotidiennes dans un climat de sérénité. Cet appel vise à rétablir la confiance et à relancer la vie socio-économique locale, fortement affectée par l’insécurité.

Par ailleurs, les membres de la commission ont attiré l’attention des utilisateurs des réseaux sociaux sur leur responsabilité. Au regard de la rapidité de propagation de l’information et parfois de la désinformation, la CAMP met en garde contre les publications susceptibles d’alimenter la peur, la rumeur ou la violence, au détriment de l’apaisement recherché.

Ainsi, la commission a promis de continuer à travailler inlassablement à la résolution définitive de cette situation.

Par Orland Alain M’badinga.