Le gouvernement de la République du Congo a réagi, le mardi 27 janvier à Brazzaville, aux accusations de corruption qui visent le Président, Denis Sassou N’Guesso et certains membres de sa famille. Cette affaire concerne l’octroi d’un permis d’exploration minière à une société norvégienne.

Dans une déclaration officielle rendue publique, le gouvernement congolais dénonce des  » allusions, extrapolations et des raccourcis médiatiques » qu’il juge dénués de tout fondement juridique établi. Ces accusations, relayées par certains médias et publications récentes, font état d’une supposée gratification dont aurait bénéficié le chef de l’État congolais en lien avec l’attribution dudit permis.

Le gouvernement affirme avoir pris connaissance de ces allégations, qu’il considère comme des tentatives visant à mettre en cause, de manière directe ou indirecte, le Président de la République ainsi que les membres de son entourage.

Dans sa déclaration, le gouvernement condamne fermement ce qu’il qualifie d’atteintes à l’honneur, à la dignité et à la réputation des plus hautes autorités de l’État. Il souligne qu’aucune procédure judiciaire, mise en examen ou décision de justice ne vise, à ce jour, le Président de la République ou les membres de son entourage dans cette affaire.

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L’exécutif précise, par ailleurs, que les autorités judiciaires concernées reconnaissent elles-mêmes ne disposer d’aucune compétence juridictionnelle à l’égard des personnes mises en cause, ce qui exclut, de fait, toute possibilité d’engager des poursuites à leur encontre. Le gouvernement relève également que certaines parties du dossier auraient été classées sans suite pour défaut de charges suffisantes par les autorités compétentes.

Le gouvernement tout en rappelant le cadre légal en vigueur, indique que la gestion des ressources naturelles de la République du Congo s’inscrit dans un dispositif institutionnel, juridique et contractuel clairement établi, fondé sur des textes adoptés par les autorités compétentes et mis en œuvre sous le contrôle de l’État. Il souligne que toute entreprise qui opère sur le territoire national est tenue de se conformer strictement aux lois et règlements de la République et demeure seule responsable de ses pratiques internes, y compris lorsque celles-ci font l’objet d’examens par des juridictions étrangères.

Le gouvernement réaffirme ainsi son engagement en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la coopération judiciaire, dans le respect mutuel de la souveraineté des États. Il estime toutefois que cet engagement ne saurait justifier la diffusion d’insinuations présentées comme des faits avérés, ni la mise en cause infondée des personnes qui ne font l’objet d’aucune poursuite ou condamnation.

La République du Congo, conclut la déclaration, demeure un État de droit attaché à la vérité, à la justice et à la stabilité de ses institutions, et ne peut accepter que des accusations sans base juridique soient érigées en certitudes au mépris des principes fondamentaux du droit et du respect dû aux institutions souveraines.

Par Victor Tati.