Le Centre International de Conférences de Kintélé a vibré, le jeudi 29 janvier 2026, au rythme de l’ouverture de la 3ème Convention nationale du Parti Républicain et Libéral (PRL). Ce rendez-vous politique majeur est placé sous le thème : « Libertés individuelles, politiques et justice sociale au service d’une République de partage ».
La 3ème Convention nationale du PRL a été ouverte, à quelques semaines de l’ouverture de la campagne présidentielle, par le président du Conseil national du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes. Devant les cadres, militants et sympathisants du parti ainsi que des responsables des partis politiques invités, le président du PRL a livré une allocution d’orientation dense et sans concession.
Selon Antoine Fylla Saint-Eudes, le PRL est debout, uni et prêt. Le ton est donné, dès l’ouverture. Le président du Conseil national a salué la mobilisation nationale du parti et a rendu hommage aux militants disparus, avant d’insister sur la portée historique de cette convention.
« Cette 3ème Convention n’est pas un rendez-vous comme les autres. C’est un moment de vérité, de clarté et de courage », a-t-il déclaré. A ce sujet, le PRL entend clarifier, à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2026, sa ligne politique, affirmer son identité et proposer une alternative crédible pour le Congo.
Ainsi, le PRL revendique désormais son ADN socio-libéral. « Loin des dérives ethniques et claniques, nous sommes des socio-libéraux. Nous disons oui à l’entreprise libre et oui à l’État protecteur »,a-t-il martelé.

Les responsables des partis politiques invités et les militants, cadres et sympathisants du PRL.
Le PRL assume pleinement sa doctrine d’une économie sociale de marché, la justice sociale, l’égalité des chances et un État régulateur, arbitre de l’intérêt général.
Antoine Fylla Saint-Eudes est aussi revenu sur la participation du PRL au gouvernement. D’après le président du Conseil national, le PRL ne fuit pas le débat malgré les critiques, bien au contraire, il assume l’éthique de responsabilité. « Oui, nous avons participé. Oui, nous assumons », a -t-il affirmé.
Un diagnostic sans détour sur l’état du Congo
Dans une analyse lucide et alarmante, Antoine Fylla Saint-Eudes a dressé un tableau des défis majeurs du pays marqués par le chômage des jeunes, l’accès limité à l’eau et à l’électricité, les délestages, l’insécurité urbaine et la précarité sociale. « Est-ce cela le rêve congolais ? Non, mille fois non ! », a-t-il lancé.
Selon le président du Conseil national du PRL, le Congo dispose des ressources et des talents nécessaires, mais manque d’un projet clair et partagé, fondé sur l’industrialisation, la justice sociale et une meilleure redistribution des richesses. A ce sujet, il appelle à la création d’un Think Tank pour refonder l’action politique. Cette initiative sera baptisée “République et Libertés”.
Elle sera, pour le PRL, destinée, à nourrir la réflexion stratégique du parti et à conduire une refondation programmatique et organisationnelle sur trois ans. « Trois ans pour repenser, trois ans pour réarmer, trois ans pour gagner », a-t-il lâché.
Les travaux de la convention portent notamment sur les libertés individuelles et collectives, la République du partage, les alliances politiques, la modernisation du parti et la construction d’un projet gagnant. Car, le Congo, a -t-il souligné, peut être reconstruit.
Pour conclusion son allocution, le président du Conseil national du PRL a appelé les militants, cadres et sympathisants à l’unité, au courage et à l’engagement afin de réaffirmer l’ambition du parti de bâtir un Congo plus juste, plus libre et plus solidaire. « Nous voulons un Congo où la justice n’est pas un privilège, mais un droit. Un Congo où la République appartient à tous », a-t-il déclaré.
La 3ᵉ Convention nationale du Parti Républicain et Libéral est officiellement ouverte, avec la promesse de débats intenses et de décisions structurantes pour l’avenir du parti et du pays.
Par Orland Alain M’badinga.