L’Akieni Academy a officiellement lancé, le 29 janvier à Brazzaville, la deuxième cohorte de formation des jeunes aux métiers du numérique, de l’innovation et de l’employabilité. La cérémonie a été aussi l’occasion de célébrer la première cohorte. L’évènement a constitué un moment fort d’échanges, de partage et de reconnaissance des efforts consentis par les apprenants.

Placée sous le patronage du ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Léon Juste Ibombo, la cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités et partenaires institutionnels.

Au total, trente cinq jeunes ont reçu leurs certificats de fin de formation, après plusieurs mois d’apprentissage intensif. Ces lauréats représentent désormais l’élite de la première cohorte, issue de cent jeunes sélectionnés au départ, dont 35 sont allés au terme du parcours.  Estelle Mbon, l’une des deux jeunes femmes formées, est actuellement employée à Akieni Academy. Elle s’est dite fière de son parcours et du résultat obtenu, avant de lancer un message fort à l’endroit des femmes.

« Je suis très fière d’avoir obtenu ce certificat parce que le numérique est souvent perçu comme un domaine masculin. J’invite les femmes à s’initier à l’informatique, car le numérique n’a pas de genre. Tout ce qu’un homme peut faire, une femme en est aussi capable », a-t-elle déclaré.

  Les apprenants posant avec les officiels.

Selon le directeur général d’Akieni Academy, Frédéric Nzé, la formation proposée se distingue nettement de celle dispensée à l’université. Elle est pratique, courte, très compétitive et surtout orientée vers l’emploi. À ce jour, près de la moitié des jeunes issus de la première cohorte sont déjà en emploi, au sein d’Akieni Academy, tandis que d’autres opportunités sont attendues grâce aux partenaires.

« Nous lançons aujourd’hui la deuxième formation jusqu’à fin février. Nous espérons recevoir entre 4 000 et 6 000 candidatures pour former 400 jeunes. Ce sont des formations gratuites, basées sur des projets pratiques, d’une durée de 6 à 9 mois, dans des domaines comme l’ingénierie informatique, le design d’applications et la science des données. Notre objectif est d’augmenter les compétences numériques au Congo pour en faire un secteur d’export et de former 30 000 jeunes d’ici 2030 », a expliqué Frédéric Nzé.

De son côté, la directrice générale du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, Belinda Ayessa, a exhorté les jeunes à s’investir pleinement dans cette formation exigeante.  De même, elle a rappelé que de simples passionnés de technologie ont transformé le monde par la compétence et la persévérance, ainsi la formation proposée requiert rigueur, patience et discipline intellectuelle.

 Le ministre en charge de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, qui a patronné la cérémonie, a salué l’initiative d’Akieni Academy.  Il a souligné que le numérique est aujourd’hui un instrument de puissance publique, un levier de compétitivité économique et un pilier de justice sociale.

Il a par ailleurs insisté sur le rôle stratégique des compétences numériques locales dans la modernisation de l’administration, la sécurisation des données, la création d’emplois et la transformation de l’économie nationale.

« Former nos jeunes à ces métiers n’est pas un choix accessoire, c’est un impératif de politique nationale. Akieni Academy apporte une réponse pragmatique et ambitieuse au défi de la disponibilité de compétences locales solides, innovantes et opérationnelles », a déclaré le ministre.

Léon Juste Ibombo qui s’est adressé directement aux apprenants, il les a présentés comme la nouvelle génération des bâtisseurs du Congo moderne, appelés à devenir des acteurs de changement, des leaders et des ambassadeurs du Congo numérique.

 Par Flore de Jésus Somboko.