Akieni Academy a officiellement lancé l’appel à candidatures pour le recrutement de la deuxième promotion de sa formation aux métiers du numérique. Son ambition est de renforcer durablement les compétences digitales au Congo. Pour cette nouvelle édition, il envisage de former 400 jeunes dans le cadre d’un programme qui vise, à terme, 30 000 bénéficiaires d’ici 2030, avec l’objectif de faire du numérique un véritable secteur d’export de compétences
Le lancement de cet appel à candidatures a été marqué par un panel de réflexion organisé autour du thème : « Investir dans le capital humain pour préparer les compétences de demain ». Des responsables d’entreprises, experts et acteurs clés de l’écosystème numérique, qui y ont pris part, ont tous souligné l’urgence de former une nouvelle génération capable d’accompagner la transformation numérique du pays.
Cette initiative, qui s’inscrit dans une vision lucide, vise à adapter la formation aux besoins réels du marché, afin d’anticiper les mutations technologiques. Le promoteur d’Osiane et conseiller en Télécommunications et au Numérique auprès du Premier ministre, qui a participé à ce panel, a salué l’initiative d’Akieni Academy, qu’il a jugé stratégique pour l’avenir.
Selon Luc Missidimbazi, le développement du numérique repose avant tout sur l’humain. « Le capital humain est la clé du développement numérique, c’est un investissement important. Si nous voulons être un pays moderne, il faut que ce capital humain soit prêt », a-t-il déclaré.

Le promoteur d’Osiane , Luc Missidimbazi, réagissant devant la presse.
Il a, en outre, souligné la pertinence d’une approche intégrée qui associe formation académique, immersion professionnelle et interaction avec le monde de l’entreprise, afin de produire des profils en phase avec les exigences actuelles et futures du marché du travail.
Au-delà des compétences techniques, Luc Missidimbazi a insisté sur la nécessité de préparer les jeunes aux réalités sociales et professionnelles, notamment sur le savoir-être, la culture d’entreprise, l’adaptabilité et la compréhension des nouveaux modes de travail. Il a rappelé que la transformation numérique s’accompagne d’une profonde évolution des comportements et des pratiques professionnelles.
Le promoteur d’Osiane a aussi évoqué la montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA) qui est devenue à la fois sources d’opportunités et parfois de risques, notamment en matière d’usurpation d’identité et de dérives technologiques. Le conseiller Luc Missidimbazi a rappelé que des dispositions gouvernementales sont en cours, avec la mise en place de commissions spécialisées et d’infrastructures adaptées.
Pour lui, l’IA est un phénomène irréversible, malgré les coûts parfois élevés liés au développement de certaines solutions. Il estime que l’essentiel réside dans la capacité de l’humain à comprendre, utiliser et adapter ces technologies.
Les discussions avec les jeunes participants ont été marquées par une grande franchise. Ces derniers ont exprimé leurs inquiétudes face aux défis de l’emploi, de l’auto-entrepreneuriat et de la compétitivité dans un contexte économique et social complexe.
Pour cette deuxième promotion, Akieni Academy veut confirmer son rôle moteur dans la structuration de l’écosystème numérique congolais. L’initiative est de faire de la jeunesse un levier central de la compétitivité numérique du Congo.
Par Flore de Jésus Somboko.