La capitale congolaise, Brazzaville accueillera les Assemblées annuelles générales du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Un événement d’envergure internationale que le gouvernement entend transformer en véritable levier d’opportunités économiques pour le pays.

A ce sujet, le ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, président du Conseil des gouverneurs de la BAD et gouverneur de la BAD pour le Congo, a engagé un dialogue direct avec les opérateurs économiques et le patronat congolais. Il s’est adressé, le 3 février 2026, à Brazzaville, aux représentants du secteur privé national.

 Il a souligné, à cette occasion, l’honneur et la responsabilité qui incombent au Congo de recevoir, pour la deuxième fois de son histoire, ces assises majeures de la finance mondiale. « Ces assemblées constituent un moment crucial où se retrouvent, en un seul lieu, les principales institutions financières internationales, tels le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, ainsi que les banques asiatique, interaméricaine et arabe de développement », a-t-il rappelé.

Pour Ludovic Ngatsé, la tenue des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville intervient à un moment particulièrement opportun. Elle coïncide avec une nouvelle séquence politique marquée par l’élection présidentielle, l’élaboration d’un nouveau Plan national de développement (PND) et la formalisation d’une vision de développement à l’horizon 30.

Les opérateurs économiques et le patronat congolais.

Dans ce contexte, le ministre a insisté sur la nécessité d’une participation active du secteur privé, non seulement dans l’organisation matérielle de l’événement, mais aussi dans les débats, les projets et les opportunités de financement. « Il était indispensable d’échanger directement avec notre secteur privé pour présenter les enjeux, mais aussi les perspectives concrètes de contrats, de partenariats et d’investissements », a-t-il expliqué.

Dans ce contexte, le ministre a indiqué que près de 4 000 participants sont attendus à Brazzaville, dont environ 1 000 invités officiels de la BAD et du Congo. Cette affluence représente un défi logistique important, notamment en matière d’hébergement, de restauration et d’événementiel, autant de domaines dans lesquels le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant.

D’après le ministre Ngatsé, des avis de passation de marchés ont déjà été publiés. Ils détaillent les prestations attendues sur le pavoisement de la ville, les soirées culturelles, les soirées de gala et les travaux divers.

Par ailleurs, le ministre a précisé que la société ATIAS, adjudicataire du marché global estimé à 9 millions d’euros, a l’obligation de recourir aux entreprises locales pour plusieurs prestations. Cet engagement ouvre ainsi la voie à des opportunités de sous-traitance pour les firmes congolaises.

Ludovic Ngatsé a également mis en lumière les opportunités de financement qu’offrent ces assemblées pour les banques et institutions financières congolaises. Selon le ministre, la présence de l’ensemble des bailleurs de fonds internationaux constitue une occasion unique de participer à des financements structurés, tant pour des projets nationaux que régionaux.

Le président du Conseil des gouverneurs de la BAD et gouverneur de la BAD pour le Congo, a assuré que tout le gouvernement, à travers les 16 commissions techniques interministérielles, est mobilisé pour faire de ces Assemblées annuelles un succès.  L’exécutif souhaite transformer Brazzaville du 25 au 29 mai 2026 en un véritable carrefour de l’investissement en Afrique.

Par Orland Alain M’badinga.