Le Secrétariat continental du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a organisé, le mardi 3 février 2026 à Brazzaville, un atelier de sensibilisation à l’intention des membres de la Commission nationale d’auto-évaluation de la République du Congo.
Cette rencontre marque une étape importante dans la relance effective du processus du MAEP dans le pays.Cet atelier vise à clarifier le cadre du MAEP, renforcer la compréhension des responsabilités des acteurs nationaux et définir les prochaines étapes concrètes.
L’atelier a été patronné par le ministre de l’Économie et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, qui a officiellement ouvert les travaux, en présence de la directrice générale du Secrétariat continental du MAEP, Marie-Antoinette Rose Quatre, ainsi que de plusieurs responsables institutionnels.

Le ministre de l’Économie et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé ( à droite) et la directrice générale du Secrétariat continental du MAEP, Marie-Antoinette Rose Quatre ( au centre) lors de l’ouverture des travaux de l’atelier.
Dans son allocution, le ministre Ludovic Ngatsé a salué l’accompagnement du Secrétariat continental du MAEP et rappelé l’engagement constant du Congo, membre fondateur du mécanisme depuis 2003. Il a par ailleurs souligné que le MAEP constitue un outil clé de promotion de la bonne gouvernance, de la démocratie et du développement durable. A cette occasion, il a appelé les membres de la Commission nationale à une implication active pour accélérer le processus d’auto-évaluation.
De son côté, Marie-Antoinette Rose Quatre a salué la volonté politique des autorités congolaises et la qualité des échanges tenus avec le Premier ministre. Elle a rappelé que le MAEP est un mécanisme africain volontaire et souverain, axé sur l’auto-évaluation, l’apprentissage entre les pairs et l’amélioration continue des politiques publiques.
La directrice générale du MAEP a également mis en exergue le rôle central de la Commission nationale d’auto-évaluation, chargée de coordonner le processus et de garantir son inclusivité et sa crédibilité. Elle a précisé que l’auto-évaluation nationale couvre six domaines clés, à savoir la gouvernance politique et économique, développement socio-économique, la résilience de l’État et la gouvernance numérique.
Pour sa part, le président de la commission nationale du MAEP Congo, Alain Akouala Atipault, s’est réjoui de la tenue de cet atelier de sensibilisation en présence de la directrice générale du secrétariat continental de cette institution panafricaine. Il a souligné que le MAEP constitue un levier stratégique pour la construction d’États africains forts, responsables et en phase avec les aspirations de leurs peuples. « Le MAEP est le gage d’une Afrique intégrée et souveraine, telle que voulue par les pères fondateurs », a-t-il déclaré.
Ainsi, la République du Congo réaffirme, à travers cette initiative, sa volonté de faire du MAEP un levier stratégique au service d’une gouvernance renforcée et adaptée aux réalités nationales.
Par Flore de Jésus Somboko.