Le Collège intersyndical de l’Université Marien Ngouabi a officiellement annoncé la levée de la grève observée depuis le 15 novembre 2025. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue, le 7 février 2026 au siège du SYNESUP, dans le Complexe universitaire Bayardele. La rencontre a été consacrée à l’évaluation des négociations menées avec le gouvernement et les autorités universitaires.
Les membres du Collège intersyndical, réunis pour faire le point, ont examiné les démarches entreprises par leur Coordination auprès du gouvernement de la République et de la présidence de l’Université Marien Ngouabi. Ces échanges ont été marqués par plusieurs rencontres avec la ministre de l’Enseignement supérieur,Emmanuel, née Adouki, notamment les 19 novembre 2025, 5 et 19 janvier 2026, puis le 7 février 2026.
Ces rencontres traduisent, selon le Collège intersyndical, une volonté politique de décrisper le climat social à l’université, longtemps plombé par des revendications sociales et professionnelles non satisfaites.
Dans sa déclaration, le Collège intersyndical a salué la discipline, le calme et le sens de responsabilité dont ont fait preuve l’ensemble des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi tout au long de la période de grève.
À l’issue des discussions, le Collège intersyndical a relevé quelques avancées notables, notamment la volonté affichée du gouvernement de décrisper le climat social au sein de l’université, la signature d’un relevé de conclusions engageant l’État à résoudre progressivement les problèmes soulevés, ainsi que la disponibilité réaffirmée de la ministre de l’Enseignement supérieur à œuvrer pour la résolution des difficultés sociales des travailleurs afin de garantir un climat de paix.
Toutefois,le Collège intersyndical reconnaît sans détour que l’ensemble des revendications n’a pas été satisfait. Les problèmes structurels demeurent et les engagements pris restent, pour l’heure, à concrétiser. Malgré cela, il a décidé, dans un esprit de responsabilité, de patriotisme et dans le souci de préserver la formation effective des étudiants, de lever la grève.
De même, cette levée de grève ressemble davantage à une trêve sociale qu’à un règlement définitif du conflit. Le gouvernement gagne du temps, l’université reprend ses activités, mais la paix sociale reste conditionnée à la mise en œuvre effective des engagements pris. À défaut, le spectre d’une nouvelle crise pourrait rapidement ressurgir.
La reprise du travail à l’Université Marien Ngouabi est prévue pour le lundi 9 février 2026 à partir de 7 heures 00. Les Étudiants, enseignants et personnels administratifs sont ainsi appelés à renouer avec les activités académiques, dans l’attente de solutions durables aux problèmes sociaux persistants.
Par Orland Alain M’badinga.