603 km seront bientôt réhabilités et modernisés pour propulser le Congo vers une nouvelle ère. Le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, a officiellement lancé, ce vendredi 27 février à Brazzaville, sous le sceau de l’histoire, les travaux de réhabilitation et de modernisation du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO). Ce geste constitue une étape décisive pour cette infrastructure mythique longue de 512 kilomètres qui relie Brazzaville à Pointe-Noire.

 L’évènement solennel s’est déroulé en présence des autorités administratives, diplomatiques ainsi que des cadres et personnel de cette entreprise ferroviaire.

Après plus de 90 ans sans réhabilitation majeure sur son tracé initial, la ligne ferroviaire Pointe-Noire -Brazzaville amorce d’ores -et – déjà une transformation historique.

Long de 512 km, complétés par 91 km de l’ancien tracé du Mayombe, le CFCO n’a bénéficié que d’interventions ponctuelles, entre 2012 et 2015 sur le long tunnel de 4,6 km. Ces initiatives de réhabilitation paraissent très insignifiantes pour restaurer sa pleine compétitivité devant les autres modes de transport.

 Ainsi, le rail, longtemps considéré comme le pilier de l’économie nationale, s’est progressivement affaibli malgré son rôle central dans la desserte du territoire et le transport des marchandises.

Le Directeur Général du CFCO, Jean -Bedel Tity Lomouel, expliquant au Chef de l’État les panneaux des projets à réaliser.

Pour redynamiser ce corridor ferroviaire, le gouvernement congolais a signé le 12 janvier 2026 à Changsha un accord-cadre avec l’entreprise chinoise Hunan Construction Investment Group.

Ce projet, d’une durée de quatre ans, prévoit le remplacement complet des rails et des traverses, la modernisation des gares et des ouvrages d’art, l’installation de systèmes numériques de signalisation et de fibre optique, ainsi que l’acquisition de 10 locomotives, 4 trains voyageurs modernes et 100 wagons.

Au-delà de la dimension technique, le CFCO modernisé devrait redevenir un maillon essentiel du transport multimodal. Il devrait relier le Port autonome de Pointe-Noire au bassin du Congo, tout en soutenant les secteurs agricoles, minier et industriel.

Au cours de cette cérémonie, le ministre d’État, ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands Travaux, Jean Jacques Bouya, a souligné la solidité de la coopération sino-congolaise. il a salué les relations entre Xi Jinping et son homologue congolais.

Pour le ministre d’État, cette modernisation incarne une ambition claire, celle de renforcer la souveraineté nationale, accélérer l’innovation et consolider l’unité territoriale.

Plus qu’un chantier, la renaissance du CFCO symbolise la volonté du Congo de faire du rail un moteur de croissance et d’intégration régionale.

Par Orland Alain M’badinga.