Le compte à rebours est lancé. La campagne électorale pour l’élection présidentielle de mars 2026 a été officiellement ouverte, le samedi 28 février, sur toute l’étendue du territoire national. Après la publication de la liste définitive des candidats par la Cour constitutionnelle du Congo, les états-majors politiques sont entrés en ébullition.
Pendant deux semaines, le pays vibrera au rythme des meetings géants, des caravanes motorisées, des descentes de proximité et des séances d’explication des projets de société. Les Affiches géantes, banderoles multicolores et slogans accrocheurs envahissent déjà les grandes artères de Brazzaville, Pointe-Noire et des principales villes du pays.
Ils sont sept à solliciter les suffrages des Congolais pour accéder à la magistrature suprême, à savoir Angios Nganguia Engambé, Dave Uphrem Mafoula, Zinga Mabio Mavoungou, Destin Melaine Gavet Elongo, Vivien Romain Manangou, Joseph Kignoumbi Kia-Mboungou et Denis Sassou N’guesso.
Cette affiche électorale promet une confrontation intense, même si certains observateurs estiment que le rapport de force semble déjà dessiné.
Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, a choisi de lancer sa campagne à Pointe-Noire, la capitale économique, dans une démonstration de force politique et logistique. Mobilisation massive, encadrement millimétré, visibilité maximale, la majorité présidentielle affiche clairement ses ambitions.
De son côté, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou a donné le ton depuis Sibiti, sa ville natale, le candidat de la Chaine mise sur un ancrage territorial fort et un discours axé sur la proximité avec les populations.
Les autres candidats ne sont pas en reste. Dans plusieurs localités, leurs équipes déploient des affiches, des caravanes et des opérations de séduction ciblées pour capter l’attention d’un électorat appelé aux urnes les 12 et 15 mars 2026.
De même, si certains parlent d’un scrutin ‘’ sans enjeu majeur ‘’, l’intensité des moyens déployés, notamment par la majorité présidentielle, confère déjà à cette élection une dimension spectaculaire. Les ressources logistiques et financières engagées impressionnent d’ores-et- déjà sur le terrain.
Le rôle du régulateur sera scruté de près, en ce qui concerne le respect du plafonnement des dépenses électorales et l’équité d’accès aux médias publics.
Durant quatorze jours, le pays vivra au rythme des promesses, des alliances stratégiques et des offensives politiques. Les électeurs auront ainsi la lourde responsabilité de départager les prétendants à la magistrature suprême.
Outre des affiches et des démonstrations de force, c’est désormais dans les urnes que se jouera l’avenir politique du Congo. La bataille ne fait que commencer.
Par Orland Alain M’badinga.