Les acteurs impliqués dans la gestion forestière à Pointe-Noire ont été récemment sensibilisés, au cours d’un atelier, aux enjeux de la Broader Market Recognition Coalition (BMRC), un nouvel outil international de gestion durable des forêts tropicales.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation menée par la coordination nationale de la BMRC, après les étapes de Brazzaville et Ouesso. La rencontre a réuni les administrations publiques, les entreprises forestières, les organisations de la société civile et les communautés locales.

À cette occasion, Armel Tsiba Ngolo, secrétaire par intérim de la BMRC Congo, a rappelé que cette initiative s’intègre dans la dynamique internationale de lutte contre le changement climatique engagée après la COP26. Il a également souligné que la déclaration commune des premiers pays membres avait été présentée en 2022 par la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo.

Les participants à l’atelier de sensibilisation de la BMRC.

La BMRC vise à renforcer la gouvernance forestière et à promouvoir la reconnaissance internationale des systèmes nationaux de gestion durable des forêts tropicales.  Elle offre une meilleure visibilité des pays membres sur les marchés internationaux du bois et le partage d’expériences entre États.

Au cours de cet atelier, Alain Bertin Tiotsop, représentant du secteur privé au sein de la coordination nationale, a présenté le projet de plan d’action issu des travaux réalisés à Brazzaville et à Ouesso.

Dans leurs interventions, les participants se sont interrogés sur les liens entre la BMRC et l’Accord de partenariat volontaire FLEGT signé entre la République du Congo et l’Union européenne.  De son côté, la coordination a précisé que la BMRC ne remplace pas ce mécanisme, mais s’appuie sur les systèmes nationaux existants pour renforcer leur reconnaissance à l’international.

Actuellement, six pays font partie de la coalition à savoir l’Indonésie, le Ghana, la République du Congo, le Cameroun, le Libéria et le Guyana.

À travers ces ateliers, la coordination nationale entend renforcer l’implication des acteurs de la filière forestière afin de consolider la participation du Congo à cette initiative internationale en faveur de la gestion durable des forêts.

Par Orland Alain M’badinga.