Présents au grand meeting de campagne du président-candidat Denis Sassou N’Guesso, organisé le 13 mars au boulevard Alfred Raoul, à Brazzaville, plusieurs représentants des personnes vivant avec handicap (PVH) ont exprimé à la fois leur soutien et leurs attentes pour le prochain quinquennat.
Dans un échange avec le media en ligne Datsoue News, Herman Koyo, coordonnateur général de la fédération des organisations des personnes vivant avec handicap (FECOPHA), a salué les avancées enregistrées ces dernières années. D’après coordonnateur de la FECOPHA, la politique du Chef de l’État sortant a permis une meilleure intégration des PVH dans la société congolaise.
« Grâce au président candidat, nous sommes aujourd’hui considérés comme des citoyens à part entière. Beaucoup de personnes vivant avec handicap ont été recrutées dans la fonction publique grâce au système de quotas », a-t-il déclaré.

La mobilisation des personnes vivant avec handicap au Boulevard Alfred Raoul.
Il a aussi rappelé que 1 273 places avaient été réservées aux personnes vivant avec handicap lors des recrutements administratifs de 2024-2025. Herman Koyo a également évoqué l’adoption récente d’une loi visant la promotion et la protection des PVH, ainsi que l’organisation d’un forum national dédié à cette catégorie sociale.
Pour le coordonnateur de la FECOPHA, ces mesures ont marqué un tournant important dans la reconnaissance des droits des PVH. « Avant, nous étions marginalisés et rejetés. Aujourd’hui, nous avons des opportunités et certains travaillent même dans l’administration, y compris à la Présidence de la République », a-t-il souligné.
Malgré le soutien affiché au président-candidat, les organisations des PVH ont formulé une revendication essentielle concernant la création d’un ministère dédié aux personnes vivant avec handicap. Cette institution permettra de mieux prendre en charge les questions spécifiques liées à l’inclusion, à l’emploi et à la protection sociale des PVH.
« Les jeunes ont un ministère, les femmes ont un ministère. Nous avons un conseil, mais pas de ministère. Nous souhaitons une structure dirigée par une personne vivant avec handicap afin de mieux défendre nos intérêts », a-t-il insisté.
Par ailleurs, les organisations des PVH espèrent que leurs revendications seront prises en compte dans la formation du prochain gouvernement.
Par Orland Alain M’badinga.