Le candidat de la majorité présidentielle, Denis Sassou N’Guesso, a bouclé sa campagne électorale à Brazzaville, le 13 mars, par un gigantesque meeting populaire organisé au boulevard Alfred Raoul. Des milliers de militants, sympathisants et curieux ont répondu présents pour soutenir le président-candidat à la veille de l’élection présidentielle prévue le 15 mars.
Dans une ambiance surchauffée malgré la forte chaleur, les jeunes, les femmes et les représentants des partis de la majorité présidentielle se sont succédé à la tribune pour réaffirmer leur soutien au chef de l’État sortant. Tous ont salué son bilan à la tête du pays. Ils ont mis en avant ses réalisations dans les secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation ainsi que les efforts fournis pour préserver la paix et la sécurité au Congo.
Devant cette foule acquise à sa cause, Denis Sassou N’Guesso a remercié les populations pour leur mobilisation. « Je sais qu’il fait chaud, mais je suis heureux de constater que malgré la chaleur et la fatigue, vous êtes là, mobilisés et enthousiastes », a-t-il déclaré sous les acclamations.
Le président-candidat a rappelé avoir parcouru l’ensemble du pays au cours de cette campagne. Il a rencontré les populations des 14 départements. Cette tournée lui a permis de mesurer l’enthousiasme et la mobilisation des Congolais autour de son projet politique.
Dans son intervention, Denis Sassou N’Guesso a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité du pays. La paix et la sécurité constituent les bases indispensables du développement.

Le président candidat s’adressant à la population de la ville capitale.
« Sans la paix et la sécurité, il ne nous sera pas possible de travailler, de produire et de faire avancer notre pays. Les mesures prises pour maintenir l’ordre à Brazzaville et à Pointe-Noire visaient avant tout à protéger les populations », a-t-il indiqué.
Le président-candidat a également présenté les grandes orientations de son projet de société pour le prochain quinquennat, qu’il résume par le slogan : “Accélérer la marche vers le développement”.
Parmi les priorités annoncées figurent le développement de l’agriculture et de l’agro-industrie avec la mécanisation et l’appui aux coopératives ; la transformation locale des produits agricoles afin de créer des milliers d’emplois en milieu rural ; la lutte contre la corruption, l’indiscipline et les antivaleurs dans l’administration publique ; la mobilisation des ressources internes grâce à la digitalisation des régies financières.
Denis Sassou N’Guesso a en outre évoqué la diversification de l’économie congolaise à travers l’exploitation des ressources minières telles que le fer, le phosphate, la potasse et le cuivre. Il a par ailleurs annoncé l’ambition de faire du Congo un futur grand producteur d’engrais, grâce aux réserves de gaz, de phosphate et de potasse situées autour de Pointe-Noire.
De même, le candidat de la majorité a mis l’accent sur la réalisation de grandes infrastructures pour soutenir la croissance. Il a cité la réhabilitation du chemin de fer Congo-Océan entre Brazzaville et Pointe-Noire, la construction de nouveaux corridors routiers ainsi que le projet de pont route-rail reliant Brazzaville à Kinshasa.
La production d’énergie figure également parmi les priorités, avec des investissements annoncés dans le gaz, le solaire et l’hydroélectricité afin de répondre aux besoins croissants du pays.
Dans le domaine social, il a promis la poursuite des efforts dans l’éducation, la formation professionnelle et la santé, avec la construction de douze hôpitaux généraux à travers le pays. Ainsi, Denis Sassou N’Guesso a appelé les Congolais à se rendre massivement aux urnes le 15 mars, car le vote constitue à la fois un droit et un devoir civique.
« L’élection présidentielle n’est pas un acte ordinaire. C’est un moment qui décide de l’avenir de notre pays. J’invite toute la population à se lever comme un seul homme pour participer au scrutin », a-t-il martelé.
Ce meeting géant de Brazzaville a marqué la dernière étape de la campagne du président-candidat, qui espère obtenir un nouveau mandat pour mettre en œuvre son programme de développement.
Par Orland Alain M’badinga.