L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) a officiellement reconnu,  dans une déclaration publiée le 31 mars à Brazzaville, les résultats du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026.  À cette occasion,  elle a appelé à un renouveau républicain  pour l’avenir du pays. La déclaration, lue par Sidoine Giscard Madoulou , secrétaire national chargé des questions politiques et juridiques du parti, marque une prise de position claire du parti après quelques jours  d’attente et d’observation du processus électoral.

 Le parti  du Pr Pascal Lissouba avait invité, au terme de la session inaugurale de son bureau politique du 6 mars,  ses militants à exercer  leur droit civique et leur devoir républicain, en votant librement lors du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars.  Il n’avait présenté aucun candidat.  L’UPADS avait justifié ce choix par  une gouvernance électorale accusant encore des faiblesses chroniques. Malgré cette réserve, la première formation politique de l’opposition congolaise a affirmé avoir pris part au processus.

Les résultats provisoires publiés le 17 mars par le ministère de l’Intérieur ont donné vainqueur le président sortant, Denis Sassou-N’guesso, avec 94,82 % des suffrages. Ces chiffres ont été légèrement révisés et définitivement entérinés par la Cour constitutionnelle le 28 mars,  à 94,90 %.

Les cadres et les membres du parti de l’UPADS.

Dans sa déclaration, l’UPADS a rappelé que, conformément à la loi organique n°28-2018 du 7 août 2018, les décisions de la Cour constitutionnelle  ne sont susceptibles d’aucun recours  et s’imposent à toutes les institutions ainsi qu’aux citoyens.  Le parti dirigé par Tsaty Mabiala considère ainsi que ces résultats marquent la fin  du processus électoral, qu’il juge s’être déroulé dans un climat apaisé.

Dans un ton à la fois conciliant et exigeant, l’UPADS a salué la  maturité politique du peuple congolais ainsi que la participation des différents candidats. Elle a également adressé ses félicitations au président réélu, désormais investi d’une lourde responsabilité à  répondre aux attentes  du peuple congolais pour les cinq prochaines années.

Après l’échéance électorale, l’UPADS a insisté sur les défis à venir. Elle a appelé à la construction d’un ‘’ Pacte républicain ‘’,  destiné à renforcer la cohésion nationale, améliorer les conditions de vie des populations et promouvoir un véritable vivre-ensemble.

Par ailleurs, L’UPADS a exhorté  le chef de l’État réélu à instaurer une gouvernance qualitative, dynamique et transparente,  qui impliquera l’ensemble des forces vives de la Nation. Elle a en outre réaffirmé sa disponibilité à contribuer à la mise en œuvre de ce Pacte républicain, issu des concertations de Djambala.

Le parti du Pr Lissouba a également insisté sur la nécessité d’actions concrètes en faveur de l’apaisement du climat politique, de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale. Le  message de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) résonne comme un avertissement autant qu’un espoir, dans un Congo à la croisée des chemins.

Par Orland Alain M’BADINGA.