La sécurité des journalistes au Tchad est de nouveau au cœur des préoccupations après l’agression violente d’un reporter à N’Djamena. Cet incident relance le débat sur la protection des professionnels des médias en Afrique.

La Plateforme des journalistes panafricains (PJP) a exprimé une vive préoccupation à la suite de l’agression grave dont a été victime, le 28 mars 2026, à N’Djamena, le journaliste Souleymane Brahim, également connu sous le surnom « Alpha ». Reporter au sein du média ‘’ Tchadinfos ‘’, il a été la cible d’une attaque particulièrement inquiétante.

D’après  les informations rapportées, le journaliste a été pris en filature avant d’être intercepté par deux individus circulant à bord d’un véhicule sans plaque d’immatriculation. Les agresseurs l’ont ensuite injurié et menacé avec une arme de poing. L’agression préméditée a été évitée grâce à l’intervention rapide de passants qui  a permis d’éviter une issue dramatique.

Dans un communiqué rendu public depuis Brazzaville, la PJP a condamné  avec la plus grande fermeté cet acte d’intimidation qu’elle qualifie d’une gravité particulière.

L’organisation déplore de même une détérioration continue des conditions d’exercice du métier de journaliste sur le continent africain, notamment dans la région du Sahel et au Tchad. Elle souligne que les agressions répétées traduisent une réalité préoccupante  pour les reporters de terrain qui  sont désormais exposés à des risques permanents.

Pour la plateforme PJP, cette nouvelle attaque illustre une atteinte grave à la liberté de la presse, considérée comme un pilier essentiel de toute démocratie. « Lorsque les journalistes deviennent des cibles, c’est l’ensemble du droit à l’information qui vacille » souligne la déclaration, lue par  Augias Ray Malonga, porte-parole de la PJP.

Elle rappelle que la protection des journalistes ne relève pas d’un choix politique, mais constitue une obligation pour tout État attaché aux droits humains et à la liberté d’expression.

Au regard de cette situation, la PJP appelle les autorités tchadiennes à prendre des mesures urgentes pour ouvrir une enquête rapide, indépendante et transparente ; identifier et traduire en justice les auteurs et garantir un environnement sécurisé pour tous les journalistes exerçant au Tchad.

Par ailleurs, la Plateforme des journalistes panafricains réaffirme son engagement à soutenir les professionnels des médias à travers le continent et à veiller au respect de leur droit fondamental d’informer sans entrave ni crainte.

Par Den Elga.