Le Sénat a clos les travaux de sa 8ème session ordinaire administrative avec une moisson en demi- teinte. Sur 11 affaires inscrites à l’ordre du jour de la session, seules 4 ont été examinées et adaptées. Cette contre- performance marque une rupture avec les  prouesses habituelles du Sénat. La production législative de la chambre haute a été cette fois –ci en deçà des attentes.

 Le président de cette institution, Pierre N’golo, a même évoqué, au cours de la cérémonie de clôture, le 10 avril 2026, d’une sobriété de la moisson. Il a justifié cette contre-performance par le contexte politique particulier dominé par l’élection présidentielle de 2026. Cette élection a mobilisé l’ensemble des institutions et des citoyens.

 Les scrutins des 12 et 15 mars 2026 ont été unanimement salués pour leur bon déroulement sur l’ensemble du territoire national.

Pour Pierre Ngolo, ces élections ont constitué un moment hautement significatif de consolidation de la démocratie et de la paix  en République du Congo. Ainsi, il a félicité le peuple congolais pour sa maturité et son sens des responsabilités, ainsi que les organisateurs et observateurs internationaux pour leur professionnalisme. 

Les Sénats présents à la clôture de la session ordinaire.

Par ailleurs, le chef de l’État sortant, Denis Sassou- N’guesso, a été réélu avec 94,90 % des suffrages exprimés. Ce résultat a été qualifié de logique  par le président du Sénat.  A  cet effet, la chambre haute s’est engagée à accompagner le président réélu dans la mise en œuvre de ses engagements.

Avec l’investiture prévue le 16 avril 2026, une nouvelle phase s’ouvre, particulièrement  celle de la concrétisation des promesses électorales. Le Sénat a insisté sur la nécessité d’un ajustement des politiques publiques afin de lever les obstacles au développement et d’insuffler une dynamique plus soutenue.

Malgré les contraintes internes, le Sénat  a  aussi maintenu une activité diplomatique notable. Des délégations ont participé à plusieurs rencontres parlementaires africaines, notamment à Rabat, autour des enjeux de démocratie et de paix sur le continent.

Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes, le Sénat a aussi exprimé son souhait de voir s’instaurer un climat de paix durable dans les zones de conflit. Il a appelé à une mobilisation des parlementaires du monde pour promouvoir le dialogue et la stabilité.

La décentralisation reste également une priorité pour le Sénat, qui entend renforcer le fonctionnement des conseils départementaux et municipaux. Cette gouvernance de proximité est jugée essentielle pour un développement harmonieux du pays.

Malgré un bilan législatif modeste, la 8ème session restera marquée par un tournant politique capital qui confirme la stabilité institutionnelle et la continuité du pouvoir en République du Congo.

Par Orland Alain M’BADINGA.