L’organisation Journalisme et Éthique Congo (JEC) a adressé, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai 2026, un constat mitigé de la situation des médias en République du Congo. Malgré les avancées significatives, les défis structurels persistent encore.

Cette  journée a été célébrée sous le thème : « Façonner l’avenir en paix, c’est investir dans un journalisme de qualité et protéger ceux qui en sont les acteurs ». La thématique rappelle ainsi le rôle crucial des médias dans des sociétés.

Dans sa déclaration, le JEC a salué l’évolution du  Congo dans le classement de Reporter sans frontières(RSF). Il occupe désormais la 68ème  place sur 180 pays dans le classement 2026 de RSF et  gagne un rang par rapport à 2024. Cette faible  progression mais encourageante appelle  néanmoins à intensifier les efforts pour améliorer l’environnement médiatique congolais.

Toutefois, le JEC a apprécié le professionnalisme des journalistes congolais, lors de la récente élection présidentielle, où les médias ont contribué à préserver un climat apaisé grâce à une couverture équilibrée et responsable.

Malgré ces avancées, les réalités du terrain demeurent préoccupantes. Plusieurs incidents récents témoignent des pressions et des menaces persistantes exercées sur les professionnels des médias. La journaliste Rosie Pioth a subi en 2025 de menaces et d’intimidations après une enquête sensible. De même, le journaliste Christel Kelengue a été brièvement détenu en mars 2026 lors de la couverture de l’élection présidentielle.

De son côté,  la journaliste Tressica Kimpbe fait l’objet des campagnes de dénigrement, d’attaques répétées sur les réseaux sociaux en raison de ses analyses critiques sur le football congolais. Le JEC a fermement condamné ces actes et réaffirme son soutien aux journalistes victimes de pressions.

L’organisation a également dénoncé  les actes de vandalisme des organes de presse et les tentatives d’intimidation visant à entraver la liberté d’informer. Par ailleurs,  le JEC appelle à l’opérationnalisation rapide  du fonds d’appui aux médias, inscrit dans la loi de finances 2025,  afin de renforcer les capacités techniques et éditoriales des organes de presse.

Par Orland Alain M’BADINGA.