Le gouvernement congolais veut faire des investissements chinois un levier important de développement de la production pétrolière et gazière. Devant le Sénat, le ministre des Hydrocarbures, Stev Simplice Onanga, a défendu, le 26 août 2026, une stratégie fondée sur l’attractivité du cadre contractuel, l’accélération de la production et la valorisation locale des ressources.

Pour le ministre, la présence croissante des entreprises chinoises dans l’industrie pétrolière congolaise a donné une nouvelle dimension à la coopération entre Brazzaville et Pékin. A cet effet, le gouvernement entend renforcer cette dynamique en créant des conditions susceptibles d’encourager les sociétés chinoises à poursuivre et à accroître leurs investissements. Stev Simplice Onanga a cité un projet évalué à plus de 23 milliards de dollars, présenté comme un investissement d’envergure sous peu.

Selon le ministre, l’objectif de cette initiative est d’envoyer un signal favorable aux investisseurs chinois afin de consolider leur engagement dans le développement des ressources congolaises.

« Nous avons voulu envoyer un signal fort pour dire que nous encourageons les sociétés chinoises à investir au Congo. La production issue de ces investissements constitue également un élément important de la coopération économique entre les deux pays, au regard des engagements financiers du Congo envers la Chine », a-t-il déclaré.

La stratégie défendue devant le Sénat repose ainsi  sur trois axes à savoir attirer les investissements, accélérer la production et renforcer la valorisation locale des hydrocarbures.

Le gouvernement congolais veut, à travers cette politique, consolider la place des entreprises chinoises dans le secteur, soutenir la future raffinerie de Pointe-Noire et développer de nouvelles filières autour du gaz.

Le principal défi sera désormais de transformer les investissements annoncés en projets effectivement développés, avec des retombées économiques et fiscales importantes pour l’État et l’économie nationale.

Au cours de cette séance plénière, les sénateurs ont adopté quatre projets de loi portant approbation d’avenants et de contrats liés à plusieurs permis pétroliers. Ces textes concernent les permis de Nanga II bis,  IV, Nanga V et Marine XXIX A, conclus entre la République du Congo, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC)  et des Sociétés chinoises opérants dans le secteur. Cette séance a été présidée par le président du Sénat, Pierre Ngolo.

Par Flore de Jésus SOMBOKO.