Le Sénat a clôturé, le 27 août à Brazzaville, les travaux de sa troisième session extraordinaire et ouvert, au même moment, sa quatrième session extraordinaire de la quatrième législature. Cette nouvelle session sera consacrée à l’examen de deux textes à caractère économique liés au secteur des hydrocarbures.
Les sénateurs examineront particulièrement le projet de loi portant approbation du contrat de production Banga Kayo, ainsi que le projet de loi portant approbation de l’avenant n°3 au contrat de partage de production Kayo, relatif aux permis d’exploitation Holmoni et Kayo.
Ces deux affaires interviennent après une troisième session extraordinaire de sept jours, ouverte le 20 août 2026. Cette session était consacrée à l’examen de textes liés aux conventions et contrats pétroliers. À l’issue des débats, les sénateurs ont adopté quatre projets de loi portant approbation d’avenants liés à ces contrats.
Dans son discours de clôture de la 3ème session extraordinaire, le président du Sénat, Pierre Ngolo, a salué l’engagement des sénateurs. De même, il a indiqué que le travail accompli répond aux responsabilités constitutionnelles de la chambre haute du Parlement.
« Entre ces deux moments, il y a eu le temps de l’examen, le temps de la réflexion, le temps du débat et surtout le temps de la décision », a-t-il déclaré.
Il a aussi souligné que le Parlement devait être à la fois un lieu de vote des lois et un espace de réflexion sur l’avenir du pays.
Pour le président du Sénat, l’exploitation des ressources naturelles doit désormais s’inscrire dans une perspective plus large de transformation économique. Il a plaidé pour une approche qui permet de convertir les richesses naturelles en capacités, en savoir, en industrie et en progrès partagé.
Pierre Ngolo a également insisté sur la nécessité de concilier investissement, intérêt national et diversification de l’économie.
Selon le président du Sénat, la croissance économique doit contribuer directement à l’amélioration des conditions de vie des populations.
À ce sujet, Pierre Ngolo a appelé les institutions de la République à veiller à ce que les décisions publiques produisent les résultats attendus et contribuent à la consolidation de la nation.
La nouvelle session extraordinaire s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur la gestion et la valorisation des ressources pétrolières du Congo. Avec l’examen de ces textes inscrits à son ordre du jour, le Sénat entend poursuivre son travail législatif autour du secteur des hydrocarbures.
La quatrième session extraordinaire est désormais ouverte, avec pour principal rendez-vous l’examen de ces deux projets de loi à caractère économique.
Par Flore de Jésus SOMBOKO.