Le Premier ministre,  Anatole Collinet Makosso , a été reconduit , le 23 avril 2026, dans ses fonctions par le Président de la République Denis Sassou-Nguesso. À la suite de cette reconduction, le Directeur général du Travail, Joseph Akondzo Nguiambo s’est, au cours d’un entretien avec le média en ligne Datsoue News,  exprimé sur les enjeux à venir dans les domaines du travail, de l’emploi et du dialogue social.

Datsoue News (DN): Quelle est votre réaction à la reconduction du Premier ministre Anatole Collinet Makosso ?

Joseph Akondzo Nguiambo (JAN): J’ai appris, comme tout Congolais, la reconduction de M. Anatole Collinet Makosso au poste de Premier ministre, Chef du gouvernement. Je saisis cette occasion pour lui adresser mes sincères félicitations. J’exprime également le souhait de voir se poursuivre les nombreux chantiers déjà engagés, afin d’impulser un changement capable de mieux répondre aux attentes des Congolais. Comme l’a indiqué le Président de la République lors de son investiture, ce nouveau mandat doit être porteur de résultats et couronné de succès, aussi bien pour les institutions que pour le peuple congolais.

  D.N: Qu’attendez-vous du Premier ministre dans le secteur du travail et de l’emploi, au regard du contexte de chômage élevé dans le pays ?

 J.A.N : Le défi est réel. Nous devons rendre l’environnement du travail plus attractif. À ce titre, un chantier majeur est en cours, celui du Code du travail, entamé lors du précédent mandat avec le Premier ministre. Nous souhaitons que ce processus d’adoption aboutisse rapidement. L’objectif est de moderniser le cadre du travail, attirer davantage d’investisseurs et favoriser ainsi la création d’emplois pour les Congolais en attente d’insertion professionnelle.

 D.N : Vous évoquez également le dialogue social. Quelles sont vos attentes sur ce point ?

  J.A.N : En tant que secrétariat permanent du Comité national du dialogue social, nous avons plusieurs chantiers en cours. Le Premier ministre, qui en est le président, a un rôle déterminant à jouer. Nous souhaitons renforcer l’intégration et le fonctionnement du dialogue social dans ce nouveau mandat. Il s’agit de mobiliser l’ensemble des partenaires sociaux à savoir ,les employeurs, les travailleurs et le gouvernement afin de construire un cadre d’échanges efficace . Un dialogue social solide est ainsi indispensable pour garantir la réussite des politiques publiques et la stabilité du climat social.

 D.N : Certains partenaires sociaux contestent pourtant ce dialogue. Que leur répondez-vous ?

  J.A.N : Je ne dirais pas que le dialogue social est contesté. Au contraire, il est souvent demandé, souhaité, voire exigé. Cela montre toute son importance. Ce qu’il faut, c’est le renforcer et le placer au cœur de nos rencontres. Les sessions du Comité national du dialogue social doivent permettre des discussions franches et constructives, afin de dégager des solutions adaptées aux préoccupations de chacun. C’est à cette condition que nous pourrons accompagner efficacement le nouveau mandat du Président de la République et en assurer le succès.

 Propos recueillis par Orland Alain M’BADINGA.