Le Conseil national des Républicains (CNR) dénonce de nouvelles violences perpétrées, le 7 octobre 2026, sur son site de Moukala, dans le district de Mayama. Dans un communiqué de presse signé le 7 octobre par son secrétaire général adjoint, Rodriguez Mayala, le Parti interpelle le gouvernement sur les risques que ces incidents feraient peser sur le processus de paix dans les départements du Pool et l de Djoué-Léfini.
Le CNR affirme qu’une opération menée le 7 octobre, aux environs de 15 heures, sur le site de Moukala, visait directement son président, Frédéric Ntumi Bintsamou. Selon le communiqué, des éléments de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) ont fait irruption sur le site en tirant à balles réelles et en incendiant des véhicules appartenant au président du CNR.
Le Parti dénonce une situation qui, selon le CNR, contribue à maintenir les populations dans une ‘’ errance perpétuelle ‘’ dans les forêts. A ce sujet, le CNR condamne avec fermeté « ces velléités susceptibles de compromettre le processus de paix, et surtout l’attentat sur la personne du président du CNR, aux environs de 15 h dans le site de Moukala ».
Devant ces événements, le Conseil national des Républicains demande au gouvernement de prendre ses responsabilités et de mettre en place une commission d’enquête afin d’établir les responsabilités dans les différents incidents évoqués.
Dans son communiqué, le CNR affirme également prendre à témoin l’opinion nationale et internationale. Il estimant que le gouvernement serait responsable des actes de sabotage qui visent le processus de paix dans les départements du Pool et de Djoué-Léfini.
Le communiqué revient également sur l’incident survenu à Mindouli le 26 septembre 2026. Selon le CNR, Frédéric Ntumi Bintsamou avait préalablement informé le préfet du département du Pool de son déplacement à Mindouli, où il souhaitait s’enquérir de la situation de plusieurs de ses véhicules stationnés dans cette localité.
Le préfet aurait ensuite instruit le sous-préfet de Mindouli, lequel aurait donné des assurances concernant les conditions de sécurité du déplacement. À l’arrivée du cortège, composé de trois véhicules, au péage de Mindouli, un membre de la sécurité du président du CNR s’était présenté auprès du chef de poste. Après échange, le capitaine a décidé que seul le véhicule qui transportait le président du CNR pouvait franchir le poste et les deux pick-up de son dispositif de sécurité devaient rester au péage jusqu’à son retour.
Le CNR considère cette décision comme une restriction à la libre circulation des personnes et des biens. Afin d’éviter, selon ses responsables, tout risque de confrontation, le cortège avait finalement décidé de rebrousser chemin.
Un drone explosif fait un mort à Moukala
Le CNR a également évoqué un autre incident survenu le 2 octobre, vers 8 heures, sur son site de Moukala, dans le district de Mayama.
D’après le communiqué, un drone présenté comme « kamikaze » avait explosé sur le site, tuant un enfant âgé de 12 ans et blessant grièvement sa mère. Ainsi, le Parti de Frédéric Bintsamou établit un lien avec des bombardements qui avaient touché, en janvier et février 2026, les sites de Moukala et de Mihété, dans le district de Vindza. Plusieurs obus n’avaient alors pas explosé.
Le CNR affirme alerter le gouvernement sur les risques liés à la présence de ces engins explosifs dans les zones concernées. Selon le CNR, ces alertes sont restées sans suite jusqu’à présent.
Le Conseil national des Républicains appelle, à travers ce nouveau communiqué, les autorités à faire toute la lumière sur les incidents de Mindouli et de Moukala et à déterminer les responsabilités.
Il estime ainsi que la multiplication de ces événements constitue une menace pour le processus de paix et appelle, en conséquence, à une intervention des pouvoirs publics afin de prévenir une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire dans les zones concernées.
Par Den Elga.