Le nouveau ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, le ministre d’État, Pierre Mabiala, affiche déjà son ambition d’accélérer les réformes. Il entend d’instaurer une gestion plus rigoureuse de l’administration publique. Il a exprimé cette volonté, le 28 avril 2026, au cours de la cérémonie de passation de consignes.
Nommé récemment par le président de la République, Denis Sassou N’guesso, le ministre a exprimé sa profonde gratitude pour la confiance renouvelée. Dans un discours empreint de solennité, il a également rendu un hommage appuyé à son prédécesseur disparu, Firmin Ayessa. A cet effet, il a salué l’élégance d’un grand serviteur de l’État dont l’action a marqué le secteur.
Devant les collaborateurs et les représentants des institutions, Pierre Mabiala a insisté sur le poids de la mission qui lui incombe. Selon le ministre d’Etat, il s’est engagé à conduire son action avec rigueur, loyauté, discipline et pragmatisme, en s’inscrivant pleinement dans le projet présidentiel d’accélération de la marche vers le développement.

Les cadres et le personnel du ministère de la Fonction publique présents à la cérémonie de passation de service.
Au cours de cette cérémonie, le nouveau ministre de la Fonction publique a aussi annoncé ses priorités. Elles se résument par l’opérationnalisation du système intégré de gestion des ressources humaines de l’État, la finalisation de l’enrôlement biométrique des agents publics et la maîtrise des effectifs ainsi que de la masse salariale. Il entend également accélérer la publication des textes administratifs en attente, notamment ceux des recrutements des années 2024 et 2025.
Sur le plan des réformes structurelles, Pierre Mabiala a évoqué la révision du Code du travail afin d’améliorer l’environnement des affaires et de favoriser la transition du secteur informel vers le secteur formel. Il a de même annoncé l’élaboration d’une politique nationale de sécurité et de santé au travail, ainsi que le renforcement du dialogue social à travers des cadres réguliers de concertation.
La lutte contre les manquements à l’éthique administrative constitue un autre axe de son mandat. A ce sujet, le ministre d’Etat a averti que toute entorse aux règles de discipline et de déontologie sera sanctionnée avec fermeté, conformément aux orientations du Président de la République.
Par ailleurs, le ministre d’Etat, Claude Alphonse Nsilou, qui assurait l’intérim, a cédé officiellement les rênes du ministère. De même, il a exprimé sa confiance en son successeur et l’encourageant à conduire ce grand bateau à bon port.
Avec cette feuille de route ambitieuse, le nouveau ministre de la Fonction publique annonce d’ores-et-déjà sa volonté de moderniser en profondeur l’administration congolaise et de répondre aux exigences de performance et de transparence attendues par les citoyens.
Par Orland Alain M’BADINGA.