La dette publique de la République du Congo poursuit sa progression. Selon les dernières données publiées récemment par la Caisse congolaise d’amortissement (CCA), l’encours de la dette s’est établi à 9 227,01 milliards de FCFA à fin mars 2026. Il a enregistré une hausse de 0,67 % par rapport aux mois précédents.

Cette augmentation est principalement attribuée au recours accru de l’État au marché financier régional. Les émissions de titres publics ont représenté 90,36 % des décaissements enregistrés au cours du mois.  Elles ont confirmé le rôle central du financement par emprunt dans la stratégie de mobilisation des ressources publiques.

Au cours de la période sous revue, les ressources levées par l’État ont atteint 181,63 milliards de FCFA. La partie importante de ces financements provient des émissions de Bons du Trésor assimilables (BTA) et d’Obligations du Trésor assimilables (OTA) réalisées sur le marché intérieur.

Par ailleurs, les charges liées au remboursement de la dette demeurent importantes. Le service de la dette a mobilisé 255,89 milliards de FCFA sur la même période. Il illustre le poids croissant des engagements financiers de l’État sur les finances publiques.

Les chiffres publiés par la CCA confirment également la persistance d’un niveau d’endettement élevé. À la fin de l’année 2025, l’encours de la dette représentait 92,46 % du produit intérieur brut (PIB).  Ce  ratio était largement supérieur au critère de convergence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), fixé à 70 % du PIB.

Cette situation continue d’alimenter les débats sur la soutenabilité de la dette congolaise et sur l’importance de renforcer les mécanismes de gestion des finances publiques afin de préserver les équilibres macroéconomiques du pays.

Par Den Elga.