Le Conseil supérieur des églises de Réveil du Congo (COSERCO) traverse une zone de turbulence. Son président, le prophète Bruno Eugène Nguehouya , a annoncé,  le lundi 4 mai à Brazzaville , sa démission, un an après son accession à la tête de cette plateforme religieuse en République du Congo.

 Le prophète, élevé à cette fonction le 4 mai 2025, avait placé son mandat sous le signe de l’unité. Mais dans une déclaration solennelle, il a expliqué, en  s’appuyant sur le livre biblique de 1 Samuel 7:12, les raisons de son retrait.  Il a évoqué des difficultés à assumer pleinement cette responsabilité dans le contexte actuel.

« J’ai toujours voulu que le COSERCO soit une institution où chacun trouve sa restauration. Mon mot d’ordre a toujours été : l’unité. Mais aujourd’hui, je constate combien il est difficile de porter cette vision », a-t-il confié.

Avant d’ajouter : « Le temps est venu pour moi de vous dire au revoir. Je me retire totalement, non seulement de la présidence, mais aussi de toute appartenance à cette institution».

Dans ce message empreint d’humilité, le désormais ex-président a adressé une demande de pardon à l’ensemble des membres et fidèles du COSERCO.  «Je n’ai pas été parfait. J’ai commis des erreurs et je reconnais mes imperfections. Je prie que vous puissiez me pardonner», a-t-il souligné.

Durant son mandat, Bruno Eugène Nguehouya s’est illustré par des actions en faveur de la cohésion nationale, avec l’organisation d’un culte interreligieux pour la paix, en collaboration avec plusieurs confessions religieuses reconnues dans le pays.

Avant de quitter ses fonctions, il a également tenu à encourager son successeur. « Que celui qui viendra fasse plus que moi. Je prie que Dieu lui accorde toutes les capacités nécessaires», a martelé le prophète.

Le COSERCO, institution influente, joue un rôle stratégique dans la société congolaise. Il est  au carrefour du spirituel, du social et parfois du politique. Cette démission inattendue ouvre désormais une période d’incertitudes sur l’avenir de l’organisation et sur le choix du prochain dirigeant appelé à poursuivre la mission d’unité.

Par Orland Alain M’BADINGA.