Les épreuves écrites du baccalauréat général et technique ont officiellement débuté, le 2 mai 2026,  sur l’ensemble du territoire national dans un climat jugé serein par les autorités. Après une tournée de quelques centres d’examen, le ministre de l’Enseignement général, Jean Luc Mouthou, a salué une organisation maîtrisée et un lancement sans incident majeur.

Pour  le ministre, près de 101 856 candidats sont inscrits cette année dans 316 centres d’examen, soit une hausse d’environ 6 000 candidats par rapport à la session précédente. Cette  progression a nécessité une répartition équilibrée des infrastructures entre le baccalauréat général et le baccalauréat technique afin d’accueillir l’ensemble des postulants dans de bonnes conditions.

 Cette édition est aussi marquée par une forte participation des jeunes filles. Elles représentent plus de 55 % des candidats. 

Malgré cette satisfaction générale, le ministre a exprimé son inquiétude  devant le faible engouement pour les filières scientifiques. La série C ne représente que 3 % des candidats, contre 58 % pour la série D et 38 % pour la série A.

« Dans le contexte actuel marqué par la science, la technologie et l’innovation, nous devons encourager davantage d’apprenants à s’orienter vers les séries scientifiques », a-t-il déclaré.

Au sujet de la lutte contre la fraude, le ministre a reconnu que le phénomène de la  transhumance  des candidats n’était pas totalement éradiqué. Quelques cas auraient été signalés dans certaines localités, notamment à Ngabé.  Mais, les services compétents restent mobilisés pour préserver la crédibilité de l’examen d’État.

« Nous continuons de travailler pour éliminer ces pratiques et garantir l’équité entre tous les candidats », a-t-il affirmé.

Jean Luc Mouthou a également indiqué que les examens se déroulent normalement dans les centres ouverts à l’étranger, notamment à Cabinda et à Luanda, en Angola. Aucun incident particulier n’a été signalé à ce stade.

Par Orland Alain M’BADINGA.