Le Collège syndical de l’Énergie Électrique du Congo (E²C) hausse le ton contre la direction générale de l’entreprise. Dans une correspondance adressée au Directeur général, il exige l’application immédiate du procès-verbal des négociations tripartites signé le 18 septembre 2025. Le document prévoit la mise à la retraite effective des agents qui ont atteint l’âge légal ainsi que la fin de leur maintien en activité sous contrat de prestation.
Selon le syndicat, neuf mois après la conclusion de cet accord, huit agents officiellement admis à la retraite continuent d’exercer leurs fonctions au sein de l’entreprise. Cette attitude est en contradiction avec les engagements pris lors des négociations.
Le Collège syndical pense que cette situation constitue une violation des dispositions de l’accord collectif et réclame la libération effective des huit agents concernés au plus tard le 9 juillet 2026.
À défaut d’une exécution dans ce délai, l’organisation syndicale annonce son intention de saisir l’Inspection du travail pour dénoncer une violation de l’accord collectif ainsi que des faits qu’elle qualifie de travail dissimulé. Elle prévient également qu’elle engagera les procédures de conflit collectif prévues par le Code du travail.
Cette mise en demeure traduit une montée de la tension sociale au sein d’E²C S.A.U., où le respect des engagements issus du dialogue social apparaît désormais comme un enjeu majeur pour les relations entre la direction et les représentants des travailleurs.
Par Victor TATI.