Le ministre de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables, Honoré Sayi, a effectué, le 1er juillet 2026, une visite de travail à la station piscicole domaniale de Djoumouna, située dans le district de Ngoma Tsé-Tsé, à une vingtaine de kilomètres de Brazzaville.

Cette mission s’inscrit dans la stratégie gouvernementale qui vise à relancer la production halieutique nationale et à renforcer la contribution de l’aquaculture à la sécurité alimentaire.

Au cours de cette visite, le membre  a inspecté les principales installations de la station, notamment les étangs d’élevage d’alevins et les infrastructures de production. La  descente sur le terrain a permis au ministre d’évaluer l’état des équipements et les contraintes qui freinent le fonctionnement de cette unité stratégique.

Le ministre de la Pêche, de l’Économie fluviale et des Voies navigables, Honoré Sayi, à gauche en deuxième position,  debout devant l’étang, écoutant les explications des techniciens de Djoumouna..

Le diagnostic dressé par les responsables du site est préoccupant. Sur les 53 étangs que compte la station, près de 40 sont actuellement hors service. Cette situation réduit considérablement les capacités de production. Elle reflète les difficultés structurelles auxquelles est confrontée cette infrastructure, pourtant essentielle au développement de la filière piscicole au Congo.

Malgré ces défis, les perspectives de relance demeurent prometteuses. La station de Djoumouna est établie sur une superficie de 13 hectares. Elle dispose d’un potentiel important. D’après  les responsables techniques, la réhabilitation des bassins inexploités devrait permettre d’atteindre une production annuelle d’environ 100 tonnes de poissons.

Pour le gouvernement, la remise en état de cette station constitue un levier essentiel pour accroître la production nationale de poisson, réduire la dépendance aux importations, renforcer la sécurité alimentaire et créer des emplois dans la filière aquacole.

Ainsi, le ministre Honoré Sayi réaffirme,  à travers cette visite, la volonté du gouvernement  de moderniser les infrastructures piscicoles et de faire de l’aquaculture un secteur stratégique au service du développement économique et de la souveraineté alimentaire du Congo.

Par Den Elga.