Le Club 2002 – Parti pour l’Unité et la République (Club 2002-PUR) traverse l’une des plus importantes turbulences de son histoire. Après vingt-cinq années passées au poste de secrétaire général, Juste Désiré Mondélé a officiellement quitté ses fonctions. Il a annoncé sa démission du parti. Cette décision intervient à quelques semaines de la tenue du premier congrès ordinaire de cette formation politique de la majorité présidentielle.
Dans une lettre adressée au président du Conseil, l’ancien secrétaire général justifie son départ par de profondes divergences avec la direction du parti. Il dénonce des décisions qu’il juge contraires aux textes fondamentaux du Club 2002-PUR, notamment celles liées à l’organisation du congrès et à la mise en place du Comité national préparatoire.
D’après Juste Désiré Mondélé, les actes publiés le 26 juin 2026 remettent en cause le fonctionnement institutionnel du parti. Il rappelle que le congrès constitue l’organe souverain chargé de définir les orientations politiques, d’évaluer le fonctionnement de la formation, de réviser ses textes fondamentaux et d’élire ses dirigeants.
Selon l’ancien secrétaire général du parti, les dispositions arrêtées s’écartent de cet esprit. Elles traduisent de graves irrégularités juridiques, administratives et hiérarchiques.
L’ancien numéro deux du parti critique également sa position dans le dispositif préparatoire du congrès. Il estime anormal que le secrétaire général soit placé sous l’autorité d’un membre du Secrétariat permanent pour l’organisation de cet événement. Juste Désiré Mondélé souligne que cette situation, ainsi que d’autres frustrations et humiliations connues ces dernières années, l’a conduit à renoncer à l’ensemble des responsabilités qui lui avaient été confiées.
Malgré la fermeté de ses critiques, Juste Désiré Mondélé a remercié le président-fondateur du Club 2002-PUR, Guy César Wilfrid Nguesso, pour la confiance accordée durant toutes ces années. Il a également souhaité plein succès au parti dans la poursuite de ses ambitions politiques. De même, l’ancien numéro deux du parti affirme avoir pris sa décision en toute responsabilité et sérénité.
La Direction politique nationale, réunie le 2 juillet 2026, a déclaré recevable la démission de son désormais ancien secrétaire général. Dans un communiqué signé par le secrétaire général adjoint, Antoine Banvidi, le parti indique avoir officiellement pris acte de cette décision.
Toutefois, cette démission relance les interrogations sur l’avenir du Club 2002-PUR. Plusieurs observateurs politiques estiment que cette évolution était prévisible. Depuis plusieurs mois, des analystes évoquent une préparation progressive de Marc Antoine Nguesso, fils de Guy César Wilfrid Nguesso, en vue d’assurer la relève à la tête du parti. Sans confirmation officielle, le départ de Juste Désiré Mondélé nourrit davantage les spéculations sur la succession au sein de cette formation politique.
Cette démission marque un tournant essentiel dans la vie du Club 2002-PUR. À l’approche de son premier congrès ordinaire, le parti devra désormais gérer les conséquences de ce départ historique, en préservant son unité et sa stabilité, dans un contexte où les équilibres de la majorité présidentielle pourraient être amenés à évoluer.
Par Orland Alain M’BADINGA.