Le gouvernement, réuni ce mardi 30 juin à Oyo, dans le département de la Cuvette, en Conseil des ministres, a adopté un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Ce collectif budgétaire vise à adapter les prévisions financières de l’État à l’évolution de la conjoncture économique, à renforcer le financement des secteurs prioritaires et à préserver les équilibres macroéconomiques.
Le texte adopté prévoit une augmentation sensible des recettes et des dépenses de l’État par rapport à la loi de finances initiale. Les recettes budgétaires sont désormais arrêtées à 2 778,016 milliards de francs CFA, contre 2 550,540 milliards. Les dépenses s’établissent à 2 561,069 milliards de francs CFA, contre 2 320,167 milliards dans le budget adopté en début d’année.
Malgré cette hausse des dépenses, le gouvernement table sur un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de francs CFA, contre 230,373 milliards dans la loi de finances initiale. Cet excédent devrait permettre de compenser intégralement le déficit de trésorerie attendu.
Les ressources en matière de trésorerie et de financement sont également réévaluées à 1 595,360 milliards de francs CFA, contre 1 240,360 milliards auparavant. Les charges de trésorerie progressent aussi pour atteindre 1 812,307 milliards de francs CFA, contre 1 470,732 milliards dans le budget initial. Il en résulte ainsi un déficit prévisionnel de trésorerie de 216,947 milliards de francs CFA, entièrement résorbé par l’excédent budgétaire.
Selon le gouvernement, cette révision budgétaire répond à la nécessité d’ajuster les finances publiques aux nouvelles réalités économiques et de mieux aligner les ressources disponibles sur les priorités nationales.
Elle doit surtout permettre de renforcer le financement des secteurs stratégiques, d’améliorer l’efficacité de la dépense publique, de poursuivre les réformes en matière de gouvernance économique et de maintenir les investissements jugés essentiels au développement du pays.
Au terme des échanges, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances rectificative, qui sera transmis au Parlement pour examen et adoption conformément aux procédures législatives en vigueur. Les débats parlementaires permettront d’évaluer les ajustements proposés avant leur entrée en application.
Par Orland Alain M’BADINGA.