La Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) a officiellement lancé, le 14 juillet à Brazzaville, la deuxième édition de l’Évaluation de l’application du Code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (ECTR-2025). La CNTR entend, à travers cette initiative, renforcer le contrôle de l’application des règles de transparence au sein des administrations publiques et moderniser son dispositif d’évaluation grâce à la numérisation. La cérémonie de cet évènement a été présidée par  le président de la CNTR, Joseph Mana FouaFoua.

A cette occasion, le président de la CNTR a souligné que cette évaluation constitue un instrument essentiel pour améliorer la gouvernance financière, renforcer la redevabilité des administrations publiques et consolider la confiance des citoyens ainsi que des partenaires techniques et financiers.

« Votre présence témoigne de l’intérêt que vous accordez à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques », a-t-il déclaré devant les représentants des institutions de la République, des administrations publiques, des collectivités locales et des partenaires au développement.

Pour Joseph Mana FouaFoua, la transparence budgétaire est devenue un levier incontournable pour améliorer la mobilisation des ressources publiques, renforcer l’efficacité de la dépense de l’État et garantir une meilleure qualité des services publics.

A ce sujet, il a insisté sur la crédibilité des finances publiques,  qui constitue également un facteur déterminant,  pour consolider la confiance des partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Congo dans ses programmes de développement.

Les participants au séminaire de  l’ECTR-2025.

L’édition 2025 marque néanmoins une évolution importante dans la méthode d’évaluation. Après les exercices 2020, 2021 et 2022, réalisés en 2024 au moyen d’une collecte manuelle des données, la CNTR adopte désormais un dispositif entièrement numérique de la méthodologie internationale PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability).

Cette nouvelle plateforme permettra d’assurer une collecte, un traitement et une analyse plus rapides, fiables et plus sécurisés des informations financières transmises par les administrations publiques.

Ainsi, le président de la CNTR a invité les responsables désignés comme points focaux désignés dans les ministères, les institutions, les établissements publics et les collectivités locales à suivre avec rigueur les formations prévues afin de garantir le succès de cette nouvelle campagne d’évaluation.

La deuxième édition de l’ECTR portera sur les exercices budgétaires 2023, 2024 et 2025. Elle devra mesurer le niveau d’application du Code de transparence par les administrations publiques et identifier les progrès réalisés ainsi que les insuffisances persistantes.

Joseph Mana FouaFoua a également reconnu que les évaluations précédentes avaient révélé plusieurs faiblesses dans l’application des règles de transparence. Devant ce constat, il a appelé à une mobilisation accrue de l’ensemble des acteurs afin d’améliorer durablement la gouvernance financière.

« Les insuffisances relevées lors des précédentes évaluations exigent désormais un engagement collectif plus fort. La transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques sont aujourd’hui des conditions indispensables pour renforcer la confiance, améliorer la gouvernance et soutenir durablement le développement du Congo », a martelé  Joseph Mana Foua Foua.

Par ailleurs, le président de la CNTR a salué l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), principal partenaire de l’institution dans la mise en œuvre de son plan stratégique. Il a exprimé sa reconnaissance à la représentante résidente du PNUD et à ses équipes pour leur appui à la modernisation du dispositif national d’évaluation.

Enfin , Joseph Mana FouaFoua a lancé un appel pressant au gouvernement ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils renforcent leur soutien à la CNTR.

Par Orland Alain M’BADINGA.