L’urgence de renforcer la lutte contre les mines antipersonnel reste plus que jamais d’actualité, en Afrique comme dans le monde. Des millions de vies sont toujours menacées par des engins enfouis et oubliés. Malgré les efforts internationaux, des dizaines de millions de mines antipersonnel restent enfouies dans plus de 60 pays. Chaque année, elles font des milliers de victimes civiles.
Pour lutter contre ce fléau, l’humanité célèbre le 4 avril de chaque année la journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l’assistance à la lutte antimines.
Cette année, le monde a commémoré cette journée sous le thème : « Investir dans la paix, Investir dans la lutte antimines ». Ce thème vise à sensibiliser aux dangers des mines et des restes explosifs de guerre, à promouvoir le déminage humanitaire et à soutenir les victimes.
La journée du 4 avril encourage également les États à adhérer à la Convention d’Ottawa, un texte clé qui interdit l’utilisation des mines antipersonnel. Ce fléau touche actuellement les pays marqués par des conflits prolongés comme l’Afghanistan, l’Ukraine, l’Angola, la Syrie ou la Colombie.

Un échantillon des mines antipersonnel.
En Afrique, plusieurs régions post-conflit restent contaminées, notamment au Sahel et en Angola. En République du Congo, la situation est moins critique.
« Les zones affectées par les conflits des années 1990 ont connu des progrès significatifs. Ils ont toutefois été réalisés vers leur élimination », a précisé le Coordonnateur des programmes de la Croix-Rouge congolaise, Bel Armand Dieudonné Gampourou.
Les mines continuent de provoquer des morts et des blessures graves, notamment des amputations, des handicaps ; des traumatismes psychologiques durables et une peur constante au sein des populations. Elles freinent aussi le développement en bloquant l’accès aux terres agricoles, à l’eau, aux écoles et aux soins. Les mines accentuent ainsi la pauvreté des communautés déjà vulnérables.
Au regard de ce fléau, le déminage humanitaire s’impose comme une réponse essentielle. Car, il consiste à localiser, neutraliser et éliminer les mines pour sécuriser les zones contaminées.
En dehors du déminage, l’enjeu est aussi humain. Un monde sans mines est possible. Il nécessite un engagement renforcé à l’échelle mondiale. Informer reste une arme essentielle pour prévenir les accidents et mobiliser l’opinion. Car derrière chaque mine enfouie se cache une menace silencieuse qui est prête à frapper à tout moment.
Par Orland Alain M’BADINGA.