Le Conseil supérieur des églises de réveil du Congo ( COSERCO) traverse une importante zone de turbulence après la démission de son président du Bureau exécutif national, le prophète Eugène Nguéouya, annoncée publiquement sur la chaine nationale.  Devant  cette situation, le Bureau exécutif national s’est réuni en urgence les 4 et 5 mai 2026 Brazzaville, afin d’examiner les circonstances de ce départ et d’assurer la continuité de l’institution. Il a transmis son rapport, le 9 mai 2026, au Conseil national.

Les réunions, organisées en ligne puis en présentiel au siège provisoire du Coserco à Ouenzé, ont réuni plusieurs responsables de l’institution, dont le premier vice-président Valentin Bowao, le deuxième vice-président Geoffroy Moumbouolo et le secrétaire général Genèse  Maboundou Louba.

Après examen des déclarations du président démissionnaire, les membres du Bureau exécutif ont estimé que le prophète Eugène Nguéouya a considéré sa mission spirituelle à la tête du Coserco comme achevée, après son implication dans la Commission nationale des cultes de paix durant la période électorale.

Les membres des instances dirigeantes du Coserco.

Ainsi, le prophète Valentin Bowao assura désormais, conformément au règlement intérieur du Coserco,  l’intérim à la tête du Bureau exécutif national jusqu’à la prochaine session du Conseil national prévue du 12 au 14 juin 2026. L’apôtre Geoffroy Moumbouolo a, quant à lui, reçu mandat pour superviser les activités du Coserco à Brazzaville et dans la zone nord du pays.

De même, le Bureau exécutif a chargé la commission de suivi et évaluation de récupérer les symboles officiels de l’institution, notamment le cachet, le drapeau et les documents administratifs détenus par le président démissionnaire.

De son côté, le président du Conseil national du Coserco, Germain Loubota, a officiellement pris acte de la démission et des décisions du Bureau exécutif national.  Dans son intervention, il a insisté sur le caractère spirituel de l’institution. De ce fait, il a appelé les responsables religieux à la retenue et à la responsabilité afin d’éviter toute crise interne.

Par ailleurs, il a rappelé que le Coserco repose sur quatre organes institutionnels à savoir, le Conseil national, le Bureau exécutif national, la commission de suivi et évaluation ainsi que le comité consultatif.  En outre, il a demandé la production d’un rapport détaillé sur cette affaire avant la tenue du prochain Conseil national, qui devra statuer sur l’avenir de l’organisation.

Cette décision de démission inattendue ouvre une nouvelle période de transition pour le Coserco, dans un contexte marqué par des interrogations sur la gouvernance et l’unité des églises de réveil au Congo.

Par Orland Alain M’BADINGA.