Une tension préoccupante monte au sein de la Société des Postes et de l’Epargne du Congo (SOPECO). L’intersyndicale de l’entreprise a annoncé l’organisation d’un sit-in national des travailleurs prévu le 20 mai 2026 pour dénoncer le non-paiement des salaires et des ponctions jugées  arbitraires sur les rémunérations des agents.

Dans une déclaration rendue publique,  ce mardi 19 mai à Brazzaville, les représentants syndicaux décrivent une situation sociale devenue « critique » après plusieurs mois d’irrégularités salariales. Selon les syndicalistes, les travailleurs vivent dans une précarité grandissante, aggravée par l’absence de réponses concrètes de la direction générale malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des autorités compétentes.

Les syndicats accusent aussi la direction de pratiquer des retenues sur les salaires sans justification ni consultation préalable avec les employés. Cette pratique est  considérée comme une violation des droits des travailleurs et une source supplémentaire de souffrance pour des centaines de familles déjà fragilisées par les retards de paiement.

« Les travailleurs ne peuvent plus continuer à survivre dans l’incertitude et le silence. Il est temps que des solutions urgentes soient trouvées », avertit l’intersyndicale, qui appelle à une mobilisation générale sur l’ensemble des sites de la SOPECO à travers le pays.

Au regard de cette situation, les responsables syndicaux mettent en garde contre le risque réel de rupture de la paix sociale au sein de l’entreprise. Ils préviennent que si aucune mesure immédiate n’est prise, le mouvement pourrait se durcir dans les prochains jours avec des actions de plus grande ampleur susceptibles de perturber sérieusement le fonctionnement de la société.

Par ailleurs, les agents de la SOPECO revendiquent  le paiement immédiat des arriérés de salaires, la suppression des ponctions considérées comme abusives et l’ouverture d’un dialogue sincère entre les travailleurs et la direction afin de restaurer un climat social apaisé.

Mais, la direction de la SOPECO n’a pas encore réagi officiellement aux accusations formulées par l’intersyndicale. Ce silence alimente davantage l’inquiétude et la colère des travailleurs, à la veille d’une mobilisation qui s’annonce particulièrement suivie.

Par Flore de Jésus SOMBOKO.