Les horaires de travail dans l’administration publique congolaise connaissent désormais  un réaménagement. Le Conseil des ministres a approuvé le  projet de décret fixant à 35 heures par semaine la durée du travail.  La reforme portée par le  ministre d’État chargé de la Fonction publique, Pierre Mabiala, vise à renforcer la discipline, à lutter contre les retards et l’absentéisme et à améliorer le fonctionnement des services publics.

Cette mesure concerne les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles ainsi que les collectivités locales. Elle s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 121 de la loi n° 68-2022  portant statut général de la fonction publique.

Le texte prévoit une durée de travail de sept heures par jour, soit 35 heures par semaine, réparties sur cinq jours, du lundi au vendredi.  Il  prend en compte les réalités socioéconomiques des agents civils de l’État, afin de  favoriser le respect des obligations professionnelles. Ce projet de décret introduit plusieurs aménagements horaires selon la nature des activités et les besoins des services concernés.

 La journée continue sera organisée de 8 heures à 15 heures, au lieu de 7 heures à 14 heures actuellement. Cette formule annonce une pause de 30 minutes, de 12 heures à 12 h 30. Elle concerne les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services publics des institutions constitutionnelles et les collectivités locales.

 La journée en deux temps sera, pour sa part, maintenue dans les structures qui fonctionnent selon cette organisation. Les horaires seront fixés de 8 heures à 12 heures le matin, puis de 13 h 30 à 16 h 30 l’après-midi.

Ainsi,  le travail par rotation sera appliqué dans certains secteurs d’activité,  comme l’éducation nationale. Dans ces services, la journée de travail pourra commencer dès 7 h 30, en fonction des contraintes propres aux activités concernées.

Par ailleurs, le nouveau dispositif sera accompagné d’un tableau  qui précise les horaires spécifiques applicables aux différents services publics, en fonction de la nature du travail et des exigences de chaque activité.

Les responsables des administrations concernées devront prendre connaissance de ce tableau et communiquer les horaires retenus à leurs agents. Ils seront  chargés de veiller à leur respect, surtout par la tenue de registres de présence, dans l’attente de la digitalisation des mécanismes de contrôle.  La mise en œuvre de ces dispositions reposera  sur l’information des personnels et le contrôle exercé par les responsables hiérarchiques.

Avec l’adoption de ce texte, le gouvernement entend harmoniser l’organisation du temps de travail dans les services publics et renforcer le suivi de la présence effective des agents à leur poste.

Par Den Elga.