À environ 45 kilomètres au nord de Brazzaville, Maloukou a franchi une nouvelle étape dans sa transformation en pôle industriel. Le président Denis Sassou N’Guesso a mis en service, le 11 août 2026, une ligne moyenne tension double terne de 22 Kv.
Cette infrastructure est destinée à renforcer l’alimentation électrique de la Zone économique spéciale (ZES) et à améliorer la desserte des localités environnantes. Elle fournira à la zone industrielle une énergie plus adaptée à ses besoins ainsi que rapprocher l’électricité des populations de Mandielé et des villages voisins.
L’alimentation électrique fiable pour une zone économique spéciale est essentielle. Les entreprises ont besoin d’une énergie disponible pour maintenir leurs équipements en fonctionnement, maîtriser leurs coûts et assurer la continuité de leur production. La nouvelle ligne de 22 kV contribuera à réduire cette contrainte et à renforcer l’attractivité du site auprès des investisseurs.
La mise en service de cet ouvrage a rassemblé des membres du gouvernement, des parlementaires, des autorités locales, des représentants des communautés et des investisseurs. Tous les dirigeants partagent un même objectif de faire passer la ZES du stade des infrastructures à celui de la production effective. Mais l’enjeu dépasse désormais les entreprises.
De son côté, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean Richard Itoua, a mis en avant la dimension sociale de l’accès à l’électricité. « Écoles, centres de santé, télécommunications, services numériques et activités économiques dépendent aussi d’une alimentation énergétique suffisamment fiable », a-t-il déclaré.
Le réseau doit donc relier, à Maloukou, l’ambition industrielle aux besoins du quotidien. La mise sous tension de la ligne de 22 kV constitue davantage un commencement qu’un aboutissement.
Le véritable défi sera dorénavant de transformer l’électricité en activité économique. Les infrastructures devront attirer les investissements ; les investissements devront générer des unités de production ; ces unités devront créer des emplois et des revenus.
La réussite de la ZES dépendra de la qualité des infrastructures logistiques, de l’accès aux marchés, de la disponibilité des services, de la sécurité juridique et de la capacité des entreprises locales à s’intégrer aux nouvelles chaînes de valeur.
« Une zone économique spéciale ne devient pas productive simplement parce que ses bâtiments et ses réseaux sont construits. Elle le devient lorsque les capitaux, les équipements, les compétences et la main-d’œuvre peuvent fonctionner dans un environnement fiable et compétitif », a confié le ministre du développement industriel Michel Djombo.
À Maloukou, le courant circule désormais dans les lignes. Le prochain défi reste maintenant à transformer les mégawatts en production, la production en emplois et les emplois en amélioration durable des conditions de vie.
Par Den Elga.