Les personnes vivant avec le diabète au Congo appellent les pouvoirs publics à renforcer leur prise en charge médicale. Elles demandent une couverture partielle de leurs dépenses de santé à hauteur de 50 %, devant le coût élevé des médicaments, de l’insuline et du matériel de contrôle de la glycémie. Elles ont exprimé leur volonté à l’occasion de la célébration, le 17 septembre 2026, de la Journée mondiale de la sécurité des patients.
Pour de nombreux patients, vivre avec le diabète représente un défi quotidien. Les dépenses essentielles au suivi médical constituent, au-delà des contraintes liées à la maladie, une vraie préoccupation. Les Médicaments, l’insuline, les bandelettes de contrôle de la glycémie, les consultations et les examens médicaux sont régulièrement financés par les malades.
Cette situation pousse les patients à interpeller les autorités congolaises sur la nécessité de mettre en place des mécanismes qui permettent de rendre les soins plus accessibles. Car, ‘’ Tout est acheté et tout est cher ‘’.
Un patient diabétique, qui a requis l’anonymat, témoigne de la difficulté à supporter ces dépenses sur la durée. Elle appelle les autorités à engager des discussions avec les entreprises pharmaceutiques afin de rechercher des solutions qui permettent de réduire le coût des produits indispensables au traitement.

Les personnes en pleine consultation du diabète.
« Je demanderais à nos autorités d’essayer de revoir avec les sociétés pharmaceutiques qui travaillent chez nous, si possible, pour que la maladie du diabète soit prise en charge au moins à 50 %. Avec le diabète, tout n’est pas donné. Tout est acheté et tout est cher »,déplore -t- il.
Il évoque le prix élevé des bandelettes utilisées pour mesurer régulièrement la glycémie. « Hier, je me suis acheté un paquet de bandelettes de 50 pièces à 25.800 FCFA. Déjà, pour un Congolais, ce n’est pas facile de sortir une telle somme pour des bandelettes. Les insulines coûtent cher. Tout coûte cher », a-t-il poursuivi.
Dans son témoignage, le patient estime qu’une réduction du prix des produits médicaux et une meilleure couverture des dépenses permettraient aux personnes diabétiques de suivre plus régulièrement leur traitement.
Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un suivi médical régulier. Selon le type de diabète et l’état de santé du patient, la prise en charge peut inclure des médicaments, de l’insuline, une surveillance de la glycémie, des consultations et des examens complémentaires.
Pour les familles qui disposent de revenus limités, l’accumulation de ces dépenses peut rendre difficile la continuité des soins. Certains patients redoutent ainsi de ne pas pouvoir disposer régulièrement des produits nécessaires à leur prise en charge.
« Hélas, les diabétiques sont abandonnés à eux-mêmes. Ils se battent seuls », regrette le patient.
Le diabète fait partie des maladies non transmissibles (MNT), qui comprennent les maladies cardiovasculaires, les cancers et les maladies respiratoires chroniques.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les MNT sont responsables de plus de 70 % des décès dans le monde. La prévention, le dépistage, l’accès aux traitements et le suivi régulier constituent des éléments essentiels de la lutte contre ces maladies.
Les patients diabétiques congolais souhaitent qu’à travers leur appel le diabète soit un enjeu de santé publique au Congo. Leur revendication met en évidence une question centrale sur la manière de garantir aux personnes vivant avec une maladie chronique un accès durable aux traitements et aux moyens nécessaires à leur suivi, sans que le coût des soins ne constitue un obstacle.
Par Den Elga.