Le Collectif Lamuka poursuit son engagement en faveur de l’inclusion socio-économique des femmes vivant avec handicap (FVH). L’organisation a procédé à la remise des certificats de fin de formation à 25 bénéficiaires. Ces femmes ont suivi pendant deux mois un programme consacré à la gestion des activités génératrices de revenus (AGR).
Cette formation a été organisée en partenariat avec l’Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD), à travers son ONG locale Congo Entreprise Développement (CGED). Elle vise à doter les bénéficiaires d’outils pratiques pour mieux gérer et développer leurs activités économiques.
Cette promotion, baptisée ‘’ Djombo Rolande ‘’, s’inscrit dans le cadre du plan d’action stratégique 2025-2026 du Collectif Lamuka, en perspective de la rentrée académique « Ngonga ya Bayekoli ». Elle relève de l’axe consacré à l’inclusion socio-économique. A cet effet, Lamuka veut faire des femmes des actrices du changement
Dans son allocution, la présidente du Collectif Lamuka, Gustavine Louzolo Massangha, a salué l’engagement des bénéficiaires et présenté cette cérémonie comme une étape importante dans le combat pour l’inclusion économique.
« Nous ne voulons plus être de simples spectatrices, mais de véritables actrices du changement », a-t-elle déclaré. Elle a de même souligné la volonté du Collectif de se positionner comme un laboratoire d’expériences sociales capables de contribuer à une application concrète des droits consacrés par les textes et les lois.

La présidente du Collectif Lamuka, Gustavine Louzolo Massangha, clôturant la session de formation sur les AGR.
Pour la responsable de Lamuka, la place accordée aux femmes vivant avec handicap dans le pacte social constitue un enjeu majeur. Elle estime que leur autonomisation économique représente à la fois une question de dignité et un levier de développement pour la société.
Durant les deux mois de formation, les bénéficiaires ont été initiées à plusieurs notions essentielles de gestion. Elles ont appris à tenir un cahier de caisse, calculer leurs bénéfices, réinvestir une partie de leurs revenus et mieux anticiper les risques liés à leurs activités.
Pour Gustavine Massangha, le certificat remis aux participantes ne constitue qu’une étape. « Cette formation n’est pas une fin en soi. C’est le commencement d’une nouvelle dynamique », a-t-elle insisté.
Ainsi, elle a appelé les bénéficiaires à mettre immédiatement en pratique les connaissances acquises et à devenir, à leur tour, des modèles dans leurs communautés.
Parmi les bénéficiaires, Lydie Matsingani, couturière et membre du Collectif Lamuka, mesure déjà l’utilité de cette formation. Avant de participer au programme, elle explique qu’elle éprouvait des difficultés à gérer les revenus de son activité. Après avoir acheté les fournitures nécessaires à son travail, elle ne parvenait pas à conserver une partie de son argent.
« Après cette formation, j’ai appris comment gérer l’argent », témoigne-t-elle.
Cette nouvelle maîtrise de la gestion financière lui permet désormais d’envisager une nouvelle étape dans son parcours professionnel. La couturière ambitionne de créer une mercerie. Elle encourage également le Collectif Lamuka à élargir ce programme à d’autres femmes vivant avec handicap afin qu’elles puissent bénéficier de la même formation. « La femme vivant avec un handicap doit être autonome », a-t-elle affirmé.
Un appel aux partenaires pour financer les projets
Par ailleurs, le Collectif Lamuka a exprimé sa reconnaissance à l’IECD, à CGED ainsi qu’à l’ensemble des institutions et associations partenaires qui ont contribué à la réalisation de cette initiative.
L’organisation souhaite dorénavant franchir une nouvelle étape en accompagnant les bénéficiaires dans la mise en œuvre de leurs projets. Cet accompagnement devrait particulièrement passer par la mise en réseau, le suivi entrepreneurial et l’accès à des mécanismes de financement.
Ainsi, Lamuka appelle les partenaires techniques et financiers à soutenir le programme à travers des micro-financements destinés au démarrage ou au renforcement des activités génératrices de revenus.
Le Collectif entend, à travers cette initiative, faire de l’inclusion économique des femmes vivant avec handicap un véritable outil d’autonomisation et de développement. Une démarche que l’organisation résume à travers sa devise : « Solidarité – Justice – Développement ».
Par Orland Alain M’BADINGA.