Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a ouvert, le 31 août à Brazzaville, les travaux de sa deuxième session ordinaire. La cérémonie a été présidée par le président de l’institution, Médard Milandou Nsonga. L’évènement s’est déroulée en présence des membres du Conseil, de responsables d’institutions, de représentants des médias ainsi que des associations professionnelles du secteur de l’information et de la communication.
Les membres du CSLC examineront, pendant deux jours, plusieurs dossiers liés au fonctionnement de l’institution et à la régulation du paysage médiatique congolais. Parmi les principaux points inscrits à l’ordre du jour figurent ’examen du rapport financier 2025, du compte de gestion 2025 et du compte administratif 2025. Les conseillers vont également se prononcer sur l’orientation relative à la répartition annuelle des crédits au titre de l’exercice 2027.
La deuxième session prévoit aussi l’examen et l’adoption de plusieurs dossiers élaborés par les commissions du Conseil. Ils portent sur le recensement des médias audiovisuels en République du Congo et le suivi de la mise en œuvre de certaines recommandations issues des Assises de la presse congolaise.
La lutte contre la désinformation et les discours de haine constitue également l’un des principaux sujets retenus. Les membres du Conseil devront, par ailleurs, examiner la révision de la décision qui fixe les conditions de délivrance et de retrait de la carte d’identité professionnelle du journaliste professionnel et du journaliste honoraire. Le Conseil fera enfin le point sur l’avancement du dossier relatif à la construction de son siège.
Dans son discours d’ouverture, Médard Milandou Nsonga a rappelé les principales actions menées par le Conseil depuis l’installation de ses membres.
Le président du CSLC a évoqué les visites effectuées auprès des organes de presse de Brazzaville et de Pointe-Noire ainsi que les échanges réguliers avec les associations œuvrant dans le domaine de l’information et de la communication.
« Ces initiatives visent à consolider la collaboration entre le régulateur et les acteurs du secteur afin de favoriser le plein exercice de la liberté de la presse dans le respect des lois et règlements », a –t-il déclaré.
Le président a toutefois regretté que les contraintes matérielles et financières n’aient pas permis au Conseil de visiter les organes de presse installés dans les départements de la Sangha, de la Likouala, de la Cuvette-Ouest et de la Cuvette.
Enfin, Médard Milandou Nsonga a évoqué l’implication du Conseil dans le processus de répartition du fonds d’appui aux organes de presse. Les critères d’éligibilité ainsi que la clé de répartition ont été définis en concertation avec les associations de professionnels de la presse et le ministère de la Communication et des Médias, chargé de procéder à la répartition.
Les travaux, prévus sur deux jours, permettront aux conseillers d’arrêter plusieurs orientations destinées à améliorer le fonctionnement de l’institution et à accompagner les mutations du paysage médiatique national.
Par Den Elga.