Les préparatifs des élections législatives et locales de juillet 2027 sont désormais engagés à Brazzaville. Le préfet, directeur général des affaires électorales, Jean – Claude EtoumbaKoundou, a présidé, ce vendredi 4 septembre 2026,  une séance de travail avec les autorités du département de Brazzaville afin d’identifier les principales difficultés susceptibles d’affecter l’organisation de ces prochaines échéances électorales.

Le responsable de la Direction générale des affaires électorales (DGAE) a précisé que  cette démarche  s’inscrit dans le cadre des instructions du ministre de l’Intérieur, qui avait appelé les autorités à anticiper les opérations préparatoires. Les premières opérations de cadrage devraient ainsi débuter dans les prochaines semaines.

Le découpage électoral  a été  au centre des préoccupations lors de cette rencontre. Les inquiétudes ont porté sur la fiabilité des listes électorales et leur adéquation avec les évolutions démographiques et administratives de la capitale. Jean-Claude EtoumbaKoundou a particulièrement évoqué les mouvements de populations consécutifs à certaines expropriations, dans l’arrondissement de Talangaï.  

Dans certains quartiers, les habitants ont été contraints de se déplacer, rendant nécessaire l’actualisation de la cartographie électorale. La proximité entre certains quartiers appartenant à différents arrondissements constitue également une source de difficultés.

Les autorités administratives présentes à la cérémonie de lancement des travaux préparatifs liés aux élections de 2027.

 Le responsable de la DGAE a cité le cas de la ruelle Loubomo, qui traverse plusieurs zones de la capitale, notamment Moungali, Ouenzé et Talangaï. Ces situations entraînent des déplacements d’électeurs d’une circonscription à une autre et compliquer leur identification dans les bases informatiques.

D’autres difficultés ont été signalées entre les arrondissements de Mfilou et Djiri, dans les secteurs proches du lycée Thomas Sankara, des bas-fonds de la Tsiémé et de Saint-Denis. La question de l’appartenance électorale des habitants de ces zones demeure, selon la DGAE, un sujet à clarifier.

L’île Mbamou est aussi parmi les territoires dont les spécificités devront être examinées dans le cadre de ces travaux préparatoires.

Devant la multiplication de ces difficultés, le directeur général des affaires électorales a plaidé pour une réflexion plus large sur le découpage administratif de Brazzaville  afin d’éviter la répétition des problèmes constatés lors de précédentes opérations,  à savoir doublons, fusion de listes ou encore rattachement d’électeurs à des circonscriptions qui ne correspondent plus à leur lieu de résidence.

« Il serait souhaitable qu’ensemble avec vous que Brazzaville revoie un peu son découpage administratif. Une meilleure cohérence administrative permettrait de sécuriser davantage les listes électorales. », a-t- il déclaré.

Par ailleurs, Jean- Claude EtoumbaKoundou a insisté sur l’ampleur des élections de 2027. Contrairement à la présidentielle, les législatives et les locales nécessiteront l’organisation d’un nombre beaucoup plus important de scrutins à travers le pays.

« Nous aurons, pour tout le pays, près de 278 élections organisées », a-t-il souligné.

Pour la DGAE, l’enjeu est d’anticiper les difficultés, de les traiter avec les autorités locales et les acteurs concernés  en vue de parvenir à des listes électorales fiables. Cette démarche vise à limiter les contestations ultérieures et à garantir le bon déroulement des élections législatives et locales de juillet 2027.

Les prochaines étapes devraient notamment permettre aux techniciens de la DGAE de poursuivre les travaux dans les différentes circonscriptions afin d’actualiser les données, d’examiner les limites territoriales et de proposer des solutions aux problèmes identifiés.

Par Orland Alain M’BADINGA.