À quelques mois de la réouverture du cycle électoral au Congo, la question de la gouvernance électorale s’impose encore comme l’un des principaux enjeux politiques. L’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) appelle le Gouvernement à prendre, sans délai, les dispositions nécessaires pour garantir la transparence, la crédibilité et la sincérité des prochains scrutins.
La position de l’UPADS, premier parti de l’opposition congolaise a été révélée, le 11 septembre à Brazzaville, à l’occasion de l’ouverture de sa première session extraordinaire du bureau politique. Les travaux, prévus sur deux jours, sont principalement consacrés à la préparation des prochaines échéances électorales et au renforcement de son implantation sur l’ensemble du territoire national.
Dans son intervention devant les membres du Bureau politique du parti, le président du conseil national de l’UPADS, Pascal Tsaty Mabiala a insisté sur l’importance d’anticiper les échéances électorales afin d’éviter les dysfonctionnements observés lors des précédents scrutins.
Dans les prochains mois, le Congo va organiser les élections législatives et locales ainsi que le renouvellement des conseils municipaux et départementaux. Pour le président du conseil national , cette perspective soulève une interrogation essentielle sur les conditions d’organisations de ces élections.

Les membres du Bureau politique de l’UPADS.
D’après Pascal Tsaty Mabiala, le Gouvernement ne doit pas attendre les derniers instants pour engager les réformes nécessaires. A cet effet, il a dénoncé la pratique du gouvernement qui consiste à invoquer, à l’approche des échéances, le manque de temps pour mettre en œuvre les recommandations issues des différentes concertations politiques.
A ce sujet, l’UPADS demande la mise en application immédiate des onze recommandations issues de la Concertation de Djambala.
« Les acteurs politiques, les représentants de la société civile et les pouvoirs publics se sont réunis, Du 16 au 18 février 2026, à Djambala, dans le département des Plateaux, pour poursuivre les discussions sur les conditions d’une meilleure gouvernance électorale et sur les critères devant encadrer le découpage administratif et territorial. Les enseignements tirés de cette concertation doivent désormais se traduire en actes », a-t-il déclaré.
Le parti a également insisté sur l’application stricte de la loi électorale, notamment en ce qui concerne les garanties de transparence du processus électoral, le libre choix de l’électeur, ainsi que l’exactitude et la sincérité des résultats.
Par ailleurs, L’UPADS plaide pour l’établissement, dans les délais requis, des listes électorales et pour une distribution rigoureuse des cartes d’électeur. Elle préconise, en outre, l’introduction de la biométrie électorale, considérée comme un outil susceptible de renforcer la fiabilité du processus. Enfin, le parti souhaite une réduction du montant des différents cautionnements exigés pour les candidatures aux élections.
Pour Pascal Tsaty Mabiala, l’heure n’est plus aux déclarations d’intention. Les autorités doivent agir en amont afin de créer les conditions d’élections transparentes et crédibles.
Cette exigence s’inscrit, selon Tsaty Mabiala, dans la responsabilité historique de l’UPADS et dans son rôle de ‘’ tribune politique ‘’.
Le premier responsable du parti a ainsi appelé les membres du Bureau politique à faire preuve de maturité, de mesure et de responsabilité dans leur action. Il a de ce fait invoqué l’héritage politique de Pascal Lissouba, fondateur et figure historique du parti, ainsi que la nécessité de préserver les principes et les valeurs qu’il a légués à l’UPADS.
« Le souci de l’équilibre et de la mesure qui nous anime, propre aux hommes avertis, ceux-là qui savent d’où ils viennent et où ils vont », a-t-il souligné. Il a de même appelant les militants à intérioriser cette exigence de responsabilité.
C’est sur cette exhortation à la maturité politique et à la préservation des acquis du parti que Pascal Tsaty Mabiala a déclaré ouverts les travaux de la session extraordinaire du Bureau politique de l’UPADS.
Par Flore de Jésus Somboko.