Les médias francophones d’Afrique se sont dotés d’un nouvel outil pour renforcer leur engagement dans la lutte contre le Paludisme. L’Alliance francophone des médias et journalistes contre le Paludisme en Afrique (AFRIMPA) a été officiellement conduit sous les fonts baptismaux, à Brazzaville, au cours de son premier atelier régional de formation, tenu 09 au 11 septembre 2026.

Cette initiative, portée par Impact Santé Afrique (ISA) a été organisée en partenariat avec la Plateforme des ONG et Associations de lutte contre le Paludisme en République du Congo (POALP).

L’atelier a réuni, durant trois jours, des journalistes de plusieurs pays francophones, notamment de la République démocratique du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Gabon, de la Sierra Leone et de la République du Congo, pays hôte. Ils ont échangé sur les enjeux de cette maladie afin d’améliorer la qualité, la régularité et l’impact de la couverture médiatique consacrée au paludisme en Afrique francophone.

Ainsi, la lutte contre le paludisme en Afrique passe désormais par une mobilisation accrue des médias.  C’est le message porté par le directeur de cabinet du ministre de la Communication et des Médias, Jean-Christ  Aubamby, lors de la cérémonie de clôture de l’atelier de lancement de l’Alliance francophone des médias et journalistes contre le paludisme en Afrique (AFRIMPA), organisé à Brazzaville.

Les journalistes des médias francophones en plein atelier de formation.

Devant des professionnels des médias venus de plusieurs pays de l’espace francophone africain, le représentant du ministre a salué une initiative destinée à renforcer la contribution du journalisme à la lutte contre l’une des principales menaces sanitaires du continent.

« Les grandes causes qui concernent nos peuples ne peuvent être durablement gagnées que par la conjugaison des intelligences, des expériences et des volontés. La création de l’AFRIMPA répond à cette nécessité de mutualiser les compétences et les expériences », a-t-il souligné.

L’atelier de Brazzaville a également permis aux participants de renforcer leurs connaissances et de partager leurs expériences autour du traitement médiatique du paludisme. Ils ont été instruits sur le financement du paludisme, le storytelling numérique  au-delà des médias traditionnel, le Pitch Clinic (ce qui fait dire oui à un rédacteur en chef).

Au terme de ces échanges, plusieurs journalistes ont reçu leurs certificats de participation. Le directeur de cabinet les a félicités et les exhortés à faire de cette formation un point de départ pour une spécialisation accrue dans le traitement des questions liées au paludisme.

« L’enjeu est  désormais celui de la responsabilité et de la spécialisation de celles et ceux qui portent ce combat », a-t-il déclaré. Il a invité les professionnels à approfondir les connaissances acquises et à les mettre au service de leurs publics respectifs.

Le représentant du ministre, qui a clos les travaux de l’AFRIMPA,  a rendu hommage à Impact Santé Afrique, aux animateurs de l’atelier, à son comité scientifique ainsi qu’à sa directrice exécutive, Olivia  Ngou, pour l’organisation et la qualité des travaux. Il a enfin appelé à poursuivre la mobilisation des médias en faveur de la santé publique et de l’élimination du paludisme.

La création de l’AFRIMPA entend ainsi inscrire les médias francophones africains dans cette bataille, en faisant de l’information, de la sensibilisation et du journalisme responsable des leviers essentiels de la lutte contre le paludisme.

Par Orland Alain M’BADINGA.